Le Russe Lavrov veut plus d'autonomie pour les régions d'Urkaine

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Diplomatie Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères, demande à l'Occident de soutenir une structure fédéraliste en Ukraine. Cela donnerait notamment plus d'autonomie aux régions russophones de l'est du pays. Il propose également de faire du Russe la deuxième langue nationale. Il doit rencontrer John Kerry ce dimanche à Paris.

  30.03.2014, 15:59
Sergueï Lavrov et John Kerry s'étaient déjà rencontrés le 24 mars à Amsterdam, en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire. Ce dimanche à Paris, ils se focaliseront sur l'Ukraine.

Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a appelé dimanche les Occidentaux à soutenir une structure fédérale en Ukraine. Sa proposition vise à donner davantage de pouvoir aux régions du pays, dont les russophones.

"Si nos partenaires sont prêts, alors la Russie, les Etats-Unis et l'Union européenne pourraient former un groupe de soutien à l'Ukraine et formuler un appel conjoint à ceux qui sont maintenant au pouvoir à Kiev", a déclaré le chef de la diplomatie dans une interview diffusée sur la chaîne de télévision publique Pervy Kanal.

Cette démarche pourrait mener à des discussions entre "toutes les forces politiques ukrainiennes sans exception, en excluant naturellement les extrémistes armés" et déboucherait sur une nouvelle constitution permettant une "structure fédérale" avec plus d'autonomie pour les régions.

L'interview enregistrée vendredi a été diffusée alors que Sergueï Lavrov doit rencontrer dimanche le Secrétaire d'Etat américain John Kerry pour des pourparlers organisés à la hâte à Paris.

Pas d'accord avec l'Ukraine

La Russie défend l'idée d'une plus grande autonomie des régions en Ukraine dans la mesure où des millions de russophones vivent dans l'est du pays et en Crimée. Une structure fédérale "protégerait les droits de ceux qui vivent en Ukraine, et principalement de la population russe qui nous importe", a souligné M. Lavrov.

Le ministre a reconnu cependant que ses premiers entretiens avec le ministre des Affaires étrangères ukrainien par intérim Andriï Dichtchitsa la semaine dernière, n'avaient pas débouché sur un accord sur le plan russe de fédéralisation.

"Andriï Dechtchitsa a déclaré que notre proposition était inacceptable parce que la fédéralisation contredit les principes de base de la structure étatique ukrainienne". "Mais je ne comprend pas pourquoi, je n'ai pas connaissance de ces principes", a souligné le ministre russe.

Russe comme seconde langue

Son homologue ukrainien a aussi rejeté une proposition de faire du russe la seconde langue officielle de l'Ukraine, a-t-il précisé.

Commentant les inquiétudes occidentales vis-à-vis des troupes russes concentrées sur la frontière ukrainienne, M. Lavrov a souligné que la Russie "n'avait pas de mauvais desseins et était ouverte comme auparavant à des discussions honnêtes".

"Cependant, personne n'a mis fin au droit de chaque Etat à effectuer des mouvements de ses forces armées sur son propre territoire", a-t-il estimé.


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