Les Etats-Unis pourraient se passer de l'ONU pour faire pression sur la Syrie

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Conflit Susan Rice, ambassadrice américaine à l'ONU, a dit que les USA pourraient faire seuls pression sur la Syrie.

  31.05.2012, 07:01
Faute d'une initiative rapide du Conseil de sécurité pour faire pression sur la Syrie, les Etats membres devront envisager d'agir sans mandat de l'ONU, a averti mercredi Susan Rice, ambassadrice américaine auprès de l'organisation.

Faute d'une initiative rapide du Conseil de sécurité pour faire pression sur la Syrie, les Etats membres devront envisager d'agir sans mandat de l'ONU, a averti mercredi Susan Rice, ambassadrice américaine auprès de l'organisation.

Pour la diplomate, qui s'adressait à l'issue d'une audition de Jean-Marie Guéhenno, adjoint de Kofi Annan, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, il n'y a que trois moyens de mettre fin au conflit.

Le Premier serait que Damas respecte le plan en six points conclu par M. Annan, qui prévoit notamment le repli des forces impliquées dans la répression du soulèvement populaire et l'ouverture d'un dialogue avec l'opposition en vue d'une "transition politique", a dit Susan Rice.

Le deuxième passerait par une initiative du Conseil de sécurité à même de contraindre le régime de Bachar al-Assad à se conformer à ce plan, a-t-elle poursuivi.

Avertissement lancé

Aucun de ces deux scénarios ne parait viable dans la mesure où les autorités syriennes ne semblent pas décidées à respecter leurs engagements et parce que la Russie reste hostile à la voie des sanctions internationales.

"En l'absence de ces deux scénarios, il semble qu'il n'y ait qu'une alternative et c'est le pire des cas", a dit Mme Rice.

"C'est celui de l'escalade de la violence, de l'extension et de l'intensification du conflit", a estimé l'ambassadrice américaine, évoquant l'issue "la plus probable".

Ce conflit "implique(rait) d'autres Etats de la région, il prend(rait) une forme de plus en plus sectaire et nous (serions)face à une crise majeure, non seulement en Syrie, mais dans la région", a-t-elle ajouté.

Mesure sécuritaire

En pareil cas, le plan Annan deviendrait caduc et "les armes afflueraient de partout", a-t-elle poursuivi.

"Les membres du Conseil et de la communauté internationale n'auraient d'autre choix que d'envisager une action en dehors du cadre du plan Annan et de l'autorité du Conseil", a ajouté Susan Rice, sans préciser la nature de cette action.

Les Etats-Unis se sont passés de l'aval de l'ONU pour intervenir au Kosovo et en Irak, mais Washington et ses alliés occidentaux ont jusqu'ici exclu le recours à la force contre le régime syrien et se refusent à armer les rebelles.

Au Conseil de sécurité, les divisions ont resurgi mercredi, l'ambassadeur allemand Peter Wittig ayant dit souhaiter que le massacre de Houla "ouvre les yeux" d'alliés, comme Moscou et Pékin, du régime Assad. Le représentant russe Vitaly Tchourkine a fait valoir que l'opposition syrienne ne respectait pas non plus le plan Annan et refusait tout dialogue avec Damas.

Réunion évoquée

Quoi qu'il en soit, au lendemain de la visite de M. Annan en Syrie, Jean-Marie Guéhenno a estimé qu'"après 15 mois de violences, seuls des signaux forts auront un impact. (...) Le gouvernement de Syrie doit faire d'importants pas pour convaincre non seulement la communauté internationale, mais, ce qui est encore plus important, le peuple syrien, qu'il est prêt à prendre une nouvelle direction".

L'adjoint de M. Annan a également appelé l'opposition à renoncer à la violence.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU tiendra une session spéciale vendredi sur la situation en Syrie.

Discussion

Mercredi, lors d'une vidéoconférence entre le président Obama et ses homologues français, allemand et italien, "les dirigeants ont aussi discuté des récents événements en Syrie et du point de vue qu'ils partagent sur l'importance de mettre fin à la violence du gouvernement contre son propre peuple et sur l'urgence de parvenir à une transition politique", selon un communiqué de la Maison Blanche.

Un diplomate syrien, Hazem Chehabi, consul général honoraire en Californie, a annoncé sa démission. Il a justifié sa décision par le massacre de Houla.

Et le Panama a annoncé la suspension "temporaire" de ses relations diplomatiques avec Damas.


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