Nigeria: le bilan du bombardement de l'aviation militaire sur un camp de réfugiés grimpe à 70 morts

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horreur Le bilan du bombardement d'un camp de réfugiés par l'armée nigériane s'alourdit ce mercredi. On dénombre désormais 70 morts. Mardi, l'aviation avait admis une erreur pensant qu'elle frappait un lieu de réunion des djihadistes de Boko Haram dans le nord-est du pays.

  18.01.2017, 15:38
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Les opérations de secours se poursuivaient mercredi dans le nord-est du Nigeria où un camp de déplacés a été bombardé mardi par erreur par l'Armée nigériane. L'attaque a fait au moins 70 morts, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

On estime que 70 personnes ont été tuées, dont six employés de la Croix-Rouge locale, et plus de cent blessées, précise le CICR dans un communiqué. Ce bilan peut encore évoluer, prévient-il.

Hôpitaux publics, médecins et ambulances de Maiduguri, la grande ville de la région et berceau des islamistes de Boko Haram, étaient en alerte dans le cadre d'un "plan d'urgence médical" déclenché par les autorités de l'Etat du Borno.

Le CICR a déployé un hélicoptère pour évacuer les victimes vers Maiduguri. Médecins Sans Frontières (MSF), qui opérait depuis peu dans le camp bombardé de Rann, a été chargé de coordonner la réponse médicale, a indiqué Isa Gusau, porte-parole du gouverneur de l'Etat.

Les frappes aériennes ont eu lieu mardi vers 09h00 à Rann, dans le nord de l'Etat du Borno, alors que les travailleurs humanitaires distribuaient de la nourriture aux déplacés forcés de fuir les violences.

 

Attaque inacceptable

"Une réponse d'urgence était peu à peu apportée dans cette localité qui était, il y a peu de temps encore, inaccessible" aux humanitaires, rapporte Edward Kallon, coordinateur des Nations unies pour le Nigeria. Rann et ses 43'000 déplacés souffraient déjà de "manque de nourriture et de sévère malnutrition".

Organiser les évacuations et les premiers secours restent un défi dans cette région isolée, près de la frontière camerounaise, encore infestée de combattants de Boko Haram.

 

Plusieurs organisations humanitaires ont fermement condamné le bombardement. Cette attaque est "choquante et inacceptable", selon le Dr Jean-Clément Cabrol, directeur des opérations de MSF.

ATS

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