16.03.2017, 12:02

Nouvelle-Zélande: un pédophile chauve gagne son recours sur sa perruque

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Le condamné de 42 ans a déclaré à l'audience que la perruque était un accessoire essentiel à sa réhabilitation et que son absence de cheveux était pour lui un sujet extrêmement sensible.

Criminalité Un meurtrier pédophile chauve accusait les autorités pénitentiaires de violer ses droits en confisquant sa perruque. La justice néo-zélandaise lui a donné raison ce jeudi.

La justice néo-zélandaise a donné raison jeudi à un meurtrier pédophile face aux autorités pénitentiaires. Il accusait ces dernières d'avoir violé ses droits en confisquant la perruque dont il s'était servi pour fuir le pays.

Alors qu'il était détenu à la prison d'Auckland, l'homme s'était enfui au Brésil en novembre 2014 en profitant d'une permission de sortie. Il s'était déguisé avec la perruque qu'il avait été autorisé à porter deux ans auparavant pour "améliorer son estime de soi".

Trois semaines après, il avait été arrêté et extradé en Nouvelle-Zélande. La perruque avait été saisie et les images de son crâne chauve avaient fait les choux gras des médias. "Je me suis senti totalement rabaissé, dénigré et humilié", avait-il fait valoir à la Haute Cour il y a quelques jours.

 

 

Il avait été condamné à la perpétuité en 1996 pour avoir abusé sexuellement d'un enfant sur une période de trois ans, puis d'avoir traqué le garçon quand sa famille avait fui dans une autre ville. Le criminel avait fait irruption dans leur maison et poignardé à mort le père de famille qui tentait de protéger son fils.

Droit important "bafoué"

Le condamné de 42 ans a déclaré à l'audience que la perruque était un accessoire essentiel à sa réhabilitation et que son absence de cheveux était pour lui un sujet extrêmement sensible.

Le juge Edwin Wylie a accepté l'argument selon lequel l'administration pénitentiaire n'avait pas considéré les droits du détenu lorsqu'elle avait confisqué l'objet du délit. Le magistrat en a conclu que "liberté d'expression fondamentale" de ce dernier "a été ignorée. Un droit important a été bafoué".

Aux yeux du juge, le concept de liberté d'expression peut s'étendre à des actions physiques comme le fait de porter une perruque. Le détenu n'a pas perdu ses droits fondamentaux lorsqu'il a été condamné, a-t-il dit, annulant la décision de saisie.

Il a également relevé que le détenu avait démenti pouvoir dissimuler des articles de contrebande sous sa perruque. "Il a également fait état d'autres bénéfices, à savoir le fait d'être protégé du soleil ou de la perte de chaleur pendant l'hiver".

 

ATS

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