Nucléaire iranien: les négociations de Lausanne ont repris

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Ouchy Dernière ligne droite lundi à Lausanne dans les négociations sur la question du nucléaire iranien entre l'Iran, les Etats-Unis et les chefs de diplomatie russes, chinois, britanniques, français et allemands. L'enjeu est de parvenir à réduire drastiquement le nombre de centrifugeuses iraniennes produisant de la matière nucléaire militaire.

Par ATS
  07.08.2015, 15:15
Le chef de la diplomatie John Kerry à Lausanne depuis deux semaines pour négocier avec le ministre des affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif sur la question nucléaire.

Tous les chefs de la diplomatie des grandes puissances et de l'Iran se retrouvent lundi matin à Lausanne autour de la même table, pour la première fois depuis des mois. Ils espèrent lever les derniers obstacles à un accord jugé "faisable" avant l'échéance du 31 mars.

Après un an et demi de négociations acharnées à Genève, Vienne, New York et Lausanne, les négociateurs sont déterminés à conclure un premier compromis. Celui-ci est fondamental pour poursuivre les négociations jusqu'à un accord final d'ici le 30 juin.

L'objectif est de s'assurer que l'Iran ne cherchera pas à se doter de la bombe atomique en contrôlant étroitement son programme nucléaire. En contrepartie, les sanctions internationales qui étranglent l'économie iranienne depuis des années seront levées.

Dimanche soir, le Britannique Philip Hammond, dernier ministre arrivé à Lausanne, a dit espérer un "succès dans les heures à venir". Il juge un accord "possible" à condition qu'il mette la bombe atomique "hors de portée" de l'Iran.

"Parvenir à un accord est faisable. Des solutions ont été trouvées sur de nombreuses questions. Nous travaillons encore sur deux ou trois questions et nous n'avons pas encore trouvé les solutions", a déclaré en écho le négociateur iranien Abbas Araghchi.

De sérieux obstacles

Mais de sérieux obstacles subsistent. L'un des plus épineux concerne la levée des sanctions liées à la prolifération nucléaire, prises par l'ONU depuis 2006. L'Iran voudrait les voir levées en bloc et tout de suite après la conclusion d'un accord. Pour les pays occidentaux cela ne peut se faire que graduellement, en fonction du respect des engagements pris par l'Iran.

Téhéran insiste aussi pour pouvoir faire de la recherche et du développement, notamment afin d'utiliser à terme des centrifugeuses plus modernes et plus puissantes pour enrichir l'uranium. Mais les pays occidentaux et Israël estiment que le développement à terme de telles centrifugeuses permettra à l'Iran de réduire le "breakout", temps nécessaire afin d'avoir suffisamment d'uranium enrichi pour fabriquer une bombe atomique.

Stock d'uranium

D'autres points au coeur de la négociation semblent en revanche en passe de se régler, selon des sources occidentales et iraniennes. Ainsi, le nombre de centrifugeuses, que l'Iran aurait accepté de voir réduit à 6000, alors qu'il en dispose actuellement de près de 20'000, dont la moitié sont en activité.

Par ailleurs, le site souterrain de Fordo, près de la ville sainte de Qom, pourrait rester en activité, à des conditions très strictes. En revanche, l'Iran a catégoriquement démenti avoir accepté d'exporter tout ou partie de son stock d'uranium faiblement enrichi, qui se monte à environ 8000 tonnes.

Charge israélienne

Quoi qu'il en soit, la possibilité d'une entente sur le nucléaire iranien, qui empoisonne la vie internationale depuis plus de douze ans, a suscité une violente charge du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "Le dangereux accord qui est négocié à Lausanne confirme à nouveau toutes nos inquiétudes, voire même au delà", a-t-il affirmé.

"L'axe Iran-Lausanne-Yémen est très dangereux pour l'humanité et doit être rompu", a-t-il insisté. M. Netanyahu, se bat depuis des années pour mobiliser la communauté internationale contre le programme nucléaire iranien.

Pointe d'humour

L'importance des enjeux et la tension autour de ce dossier n'empêchent cependant pas l'humour. Interrogé dimanche sur le fait de savoir s'il était "optimiste", le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, peu réputé pour être langue de bois, a répondu: "Je ne suis pas payé pour être optimiste".

"Tu n'es pas payé ASSEZ pour être optimiste", a repris du tac au tac son homologue américain John Kerry.


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