Obama reste ferme, les républicains parlent d'«impasse»

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USA BUDGET Le président Barack Obama a défendu vendredi l'idée d'imposer davantage les Américains les plus aisés. Il campe ainsi sur ses positions, malgré l'hostilité des républicains du Congrès à un mois d'une échéance budgétaire cruciale.

  30.11.2012, 20:33
Parmi les membres les plus éminents de l'équipe de M. Obama ayant annoncé leur départ figure Hillary Clinton, qui a passé quatre ans à la tête de la diplomatie de la première puissance mondiale.

 

De son côté, le principal interlocuteur de la Maison Blanche dans  cette crise, le président républicain de la Chambre des  représentants John Boehner, s'est dit pessimiste quant à un  dénouement rapide. «Il y a une impasse, il ne faut pas se leurrer»,  a assuré M. Boehner lors d'un point de presse. 
 
Le chef républicain a aussi qualifié de «pas sérieuse» une  proposition présentée par le secrétaire au Trésor Tim Geithner au  nom de l'administration démocrate. Elle mentionne selon les  républicains 1'600 milliards de dollars (environ 1'480 milliards de  francs) de rentrées fiscales supplémentaires et seulement 400  milliards (environ 370 milliards de francs) de coupes. 
 
Obama sur le terrain 
 
M. Obama a auparavant adopté un ton ferme lors d'un déplacement  sur le terrain en Pennsylvanie (nord-est):»Pour moi, ce n'est pas  acceptable, et je ne pense pas que ce soit acceptable pour vous,  qu'une poignée de républicains du Congrès prenne en otage les  réductions d'impôts de la classe moyenne, parce qu'ils ne veulent  pas que les taux d'imposition des plus riches augmentent». 
 
Le dirigeant démocrate effectuait une brève visite dans une usine  de jouets, et a affirmé, à moins de quatre semaines de Noël, qu'il  avait rédigé une «liste de ceux qui ont été sages et pas sages à  Washington». «Certains au Congrès auront des cadeaux et d'autres  non», a-t-il assuré. 
 
Eviter le mur 
 
Au delà de la plaisanterie, il s'agit d'éviter le «mur  budgétaire», cure d'austérité forcée qui frappera les Etats-Unis le  2 janvier si les élus ne prolongent pas des cadeaux fiscaux dont  jouissent les contribuables depuis que ces dispositifs ont été  promulgués en 2001 et 2003 par le prédécesseur républicain de M.  Obama, George W. Bush. 
Estimant que les électeurs ont donné leur feu vert à un  rééquilibrage de la fiscalité en prolongeant de quatre ans son bail  à la Maison Blanche le 6 novembre, M. Obama souhaite laisser expirer  ces cadeaux fiscaux pour les revenus supérieurs à 250'000 dollars  (environ 232'000 francs) par an. Il défend une approche selon lui «équilibrée» qui combinerait ces  hausses pour les plus aisés et des coupes dans les dépenses. 
 
De son côté, M. Boehner veut s'attaquer au déficit budgétaire en  taillant dans les dépenses, notamment les programmes sociaux, et en  visant les niches fiscales, mais pas en augmentant le taux  d'imposition des plus riches. 
 
«Si le Congrès ne fait rien, chaque famille américaine verra ses  impôts sur le revenu augmenter automatiquement le 1er janvier (...)  J'imagine que ce n'est pas une perspective plaisante pour vous», a  affirmé M. Obama vendredi face à 350 employés qui fabriquent  notamment les jeux de construction «K'nex». 
 
«Ce serait un Noël gâché. Une famille moyenne verrait ses impôts  (annuels) augmenter de 2'200 dollars (environ 2'000 francs), a  assuré le président. «Ca veut dire moins d'argent pour faire le  plein, moins d'argent pour faire les courses», a-t-il ajouté.

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