Paraguay: des manifestants saccagent et brûlent le Parlement, un leader de l'opposition abattu

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Soulèvement La colère gronde au Paraguay avec le projet d'amendement permettant au préside d'être réélu en 2018. Samedi, un soulèvement de l'opposition a dégénéré. Les manifestants ont saccagé et mis le feu au Parlement alors qu'un jeune président d'un parti d'opposition a été tué par une balle dans la tête. Trente personnes sont blessées et la police a arrêté plus de 200 personnes.

  01.04.2017, 16:25
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Le parlement paraguayen a été saccagé et incendié vendredi par des manifestants protestant contre un projet d'amendement constitutionnel qui permettrait la réélection du président. Un responsable de l'opposition a été tué et plus d'une trentaine de personnes blessées dans des heurts.

 

 

Le président de Jeunesse Libérale, âgé de 25 ans, a reçu une balle dans la tête au siège du Parti Libéral où s'étaient Réfugiés une partie des manifestants dispersés par la police, a annoncé samedi le chef de cette formation, Efrain Alegre.

Le ministère de l'Intérieur a confirmé qu'une enquête avait été ouverte "sur les circonstances de la mort qui serait due à un agent de la police nationale". "Les responsables seront mis à disposition de la justice", a-t-il ajouté.

Les violences ont fait également une trentaine de blessés et 211 personnes ont été arrêtées. Parmi les blessés par des balles de caoutchouc, figurent le président du Congrès, l'opposant Roberto Acevedo, Efrain Alegre et le député liberal Edgar Acosta, a constaté l'AFP.

A un an de l'élection présidentielle de 2018, la réforme devrait permettre au président conservateur Horacio Cartes, au pouvoir depuis 2013, et à son prédécesseur de gauche Fernando Lugo de briguer un nouveau mandat.

 

 

"Plus jamais la dictature!"

Dans la soirée, des heurts ont opposé des centaines de manifestants, scandant "Plus jamais la dictature!" à la police. Les opposants ont fait irruption dans le Congrès après avoir cassé des portes, des palissades et des baies vitrées.

Ils ont saccagé les bureaux des sénateurs favorables à l'amendement avant de provoquer des incendies. Les forces de sécurité ont eu recours à la police montée et aux canons à eau pour tenter de disperser les émeutiers.

Après la dictature du général Stroessner, la Constitution de 2012 avait tranché: pas de réélection. La disposition visait à protéger le Paraguay d'une tentative d'un président de se cramponner au pouvoir.

 

 

Appels au calme

Dans la soirée, le président Horacio Cartes a lancé un appel au calme et qualifié les manifestants de "barbares". "J'appelle les citoyens à rester calmes et à ne pas se laisser convaincre par ceux qui, depuis des mois, annoncent des faits de violence et que le sang coulera", a-t-il dit dans un communiqué.

Il accusé l'opposition libérale "de ne pas ménager ses efforts pour pour atteindre son objectif de détruire la démocratie et la stabilité politique et économique du pays".

 

 

Samedi vers minuit (06h00 suisses), le calme était revenu devant le Congrès. Les forces de l'ordre restaient toutefois mobilisées en nombre pour contenir tout débordement.


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