"Procédure de grâce" pour le blogueur saoudien Raef Badaoui

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Droits de l'homme Condamné à dix ans de prison et 1000 coups de fouet, le blogueur Raef Badaoui pourrait être gracié. Une procédure est en cours auprès du roi d'Arabie saoudite.

  28.11.2015, 10:00
La peine de dix ans de prison et 1000 coups de fouet, tombée fin 2014, avait fortement indigné la communauté internationale.

Une "procédure de grâce" est en cours auprès du roi d'Arabie saoudite au sujet du blogueur Raef Badaoui, condamné à dix ans de prison et 1000 coups de fouet, affirme le secrétaire d'Etat Yves Rossier, interrogé par La Liberté. Cette peine tombée fin 2014 avait fortement indigné la communauté internationale.

"J'ai été informé que la sentence a été suspendue", déclare M. Rossier dans l'édition de samedi du quotidien fribourgeois, disant avoir évoqué cette affaire lors de sa visite officielle à Ryad, lors d'un voyage de quatre jours au Moyen-Orient achevé jeudi. "Une procédure de grâce est maintenant en cours auprès du chef de l'Etat, donc du roi Salmane ben Abdelaziz al-Saoud", ajoute-t-il.

Raef Badaoui, 31 ans, arrêté en vertu d'une loi sur la cybercriminalité, a été condamné fin 2014. Il avait reçu ses 50 premiers coups de fouets en janvier, mais cette punition avait été suspendue, après une vague de protestations dans le monde.

La femme du blogueur avait affirmé en juin que la plus haute cour saoudienne avait confirmé définitivement la peine de 10 ans de prison et de 1000 coups de fouet.

La justice saoudienne, qui a ordonné la fermeture de son site internet, reproche à M. Badaoui d'y avoir publié des écrits critiquant la redoutable police religieuse en Arabie Saoudite et d'y avoir appelé à la fin de l'influence de la religion sur la vie publique dans ce royaume ultra-conservateur.

Autre cas pas commenté

Le blogueur a obtenu le 29 octobre le prestigieux prix Sakharov pour la liberté de l'esprit décerné par le Parlement européen qui avait appelé à sa libération "immédiate".

Yves Rossier n'a en revanche pas confirmé d'éventuelles discussions sur le sort d'Ali al-Nimr, condamné à mort par la justice saoudienne pour avoir participé en 2012 à une manifestation alors qu'il était mineur. "Nous ne nous bornons pas à parler exhaustivement de tous les cas", a-t-il simplement indiqué.

L'Arabie saoudite, outre le cas Badaoui, est également sous le feu des critiques pour son recours fréquent à la peine de mort. Amnesty International a indiqué le mois dernier que 151 condamnés avaient été exécutés depuis le début de l'année, soit le nombre le plus important depuis les 192 exécutions de 1995.

ATS

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