Sarkozy présente des mesures "choc" contre la crise

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politique Nicolas Sarkozy a dévoilé dimanche soir à la télévision des mesures "choc" pour sortir de la crise, dont une hausse de la TVA et de la CSG.

  30.01.2012, 06:42
"J'ai un rendez vous avec les Français, je ne me déroberai pas", a-t-il dit.

Il a, de plus, livré des signes clairs de son envie d'entrer dans la course à l'Elysée face au favori PS François Hollande.

S'il s'est refusé à entrer officiellement dans la course, il a clairement fait un pas de plus vers sa candidature, qu'il envisage d'annoncer en mars. "J'ai un rendez vous avec les Français, je ne me déroberai pas", a-t-il dit.

A moins de trois mois du premier tour de la présidentielle, le chef de l'Etat était attendu sur la question de sa candidature à un second mandat lors de cette interview télévisée d'une heure en direct sur six chaînes (TF1, France 2, LCI, BFMTV, iTélé, LCP).

Malgré les appels pressants du pied de nombreux responsables et élus de sa majorité qui s'inquiètent de l'avance prise dans les sondages par François Hollande, Nicolas Sarkozy n'a donc pas, comme prévu, franchi le rubicon et défendu sa posture de "président courage" face à la crise.

La crise de la dette "s'apaise"

Mais, comme un candidat, il a truffé son discours de piques contre ses futurs rivaux, dénonçant un "climat de démagogie" en visant explicitement son rival PS, sans le nommer. "Ce qui rend (les Français) inquiets, c'est quand on leur propose n'importe quoi", a-t-il lancé. Il a annoncé un paquet de réformes d'urgence, attendu mais déjà très contesté.

M. Sarkozy a tourné rapidement la page de la crise de la dette grecque, estimant qu'elle "s'apaise", et de la dégradation de la note financière de la France, pour se concentrer sur la bataille contre le chômage, qui a atteint son plus haut niveau depuis douze ans, et la nécessité de doper la compétitivité des entreprises.

"Nous sommes exactement dans la trajectoire de réduction du déficit", s'est réjoui le président en pronostiquant que les déficits publics pour 2011 seraient ramenés à "5,4% et peut-être à 5,3", contre 5,7% prévus initialement. "La question maintenant, c'est comment réamorcer de la croissance (...) sans dépenser un centime", a-t-il posé.

Sans surprise, il a annoncé à partir du 1er octobre une hausse du seul taux normal de TVA de 1,6 point, qui passera de 19,6% à 21,2%, les taux réduits n'étant pas affectés. La Contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus financiers sera relevée de deux points. Ces deux mesures doivent compenser une baisse de 13 milliards d'euros des charges patronales.

"Gardons nos usines"

"La France se vide de son sang industriel, il faut arrêter ça (...) je veux qu'on garde nos usines", a-t-il plaidé en s'appuyant à plusieurs reprises sur l'exemple allemand des réformes menées en 2003-2004 par l'ex-chancelier socialiste Gerhard Schröder, avant d'être battu par Angela Merkel.

Avant même la confirmation présidentielle, cette réforme, qui va amputer le pouvoir d'achat, selon l'opposion, a suscité de nombreuses critiques. "Le courage, ce n'est pas l'injustice et Nicolas Sarkozy fait payer son courage aux autres", a jugé dimanche soir Pierre Moscovici, directeur de la campagne du candidat socialiste François Hollande.

"Cette politique ne vaut rien de bon pour la France. Les mots utilisés ne sont qu'un habile enfumage d'un triste et banal plan d'austérité et de soumission aux exigences du capital financier", a renchéri Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche.

Dès samedi, M. Hollande avait dénoncé la hausse de la TVA, "un mauvais principe et un mauvais instrument". Cette mesure "n'aura aucun effet sensible sur le coût du travail", a tranché dimanche le candidat du MoDem François Bayrou.

Doper l'apprentissage

Pour faire face à la crise du logement, Nicolas Sarkozy a indiqué que "toute maison" et "tout immeuble" pourront s'agrandir de jusqu'à 30% de sa superficie. "Ca va donner un travail formidable à toute l'industrie du bâtiment", s'est-il réjoui.

Pour doper l'apprentissage, il a promis de doubler les sanctions visant les entreprises de plus de 250 salariés qui n'ont pas "au moins 5% de jeunes en alternance".

Pour préserver l'emploi, il a demandé aux partenaires sociaux d'entamer des négociations pour permettre aux entreprises d'adopter "dans les deux mois" des accords de flexibilité pour leur permettre de "décider de privilégier l'emploi sur le salaire ou le salaire sur l'emploi".

Autre promesse, Nicolas Sarkozy a confirmé que la France adopterait "au mois d'août de cette année" une taxe sur les transactions financières de 0,1%.


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