Six ans de prison requis contre un ancien physicien du CERN

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France Une peine de six ans de prison a été requise vendredi à Paris contre un physicien nucléaire franco-algérien, employé du CERN à Genève au moment des faits. Ce dernier est soupçonné d'avoir préparé en 2009 un attentat en France lors de conversations sur internet avec un islamiste en Algérie.

  30.03.2012, 21:33

La défense plaide en revanche la relaxe car, selon elle, le  physicien, âgé aujourd'hui de 35 ans, n'a jamais bougé de son siège  et de son écran d'ordinateur et n'a jamais rencontré physiquement  son interlocuteur islamiste. Lui-même se dit victime d'un délit d'opinion. Le substitut du procureur Guillaume Portenseigne a  toutefois répondu en insistant sur la précision de ses projets.

«Il a été un conseiller technique en attentats, il a fourni une feuille de route, un vademecum terroriste. Il n'y a rien  d'intellectuel dans ses conversations, tout est très concret. Je ne  vois pas en lui une victime, un bouc émissaire de la lutte antiterroriste», a expliqué le substitut dans son réquisitoire.

Le chercheur, titulaire d'un doctorat et qui travaillait au  moment où les faits se sont produits au Centre européen de recherche  nucléaire (CERN) à Genève, parlait dans des conversations cryptées sur internet avec un militant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Compte en Suisse

Le représentant du ministère public a engagé le tribunal à «se  départir de ses préjugés: qu'un homme brillant ne saurait tomber  dans les bras du terrorisme». Car, a-t-il poursuivi, «son histoire  se confond avec celle de l'obscurantisme religieux». «L'intelligence  et la mesure ne sont pas forcément les deux faces d'une même  pièce...», a-t-il souligné.

Il est notamment question dans ses conversations de l'ouverture  d'un compte bancaire anonyme en Suisse et de transferts d'argent,  ainsi que de projets d'attentats, le prévenu suggérant de cibler une  unité militaire française basée près d'Annecy, engagée en  Afghanistan. Le compte bancaire a en effet été ouvert fin 2009.

Eviter l'amalgame

Jeudi, le prévenu, qui est incarcéré en détention provisoire  depuis deux ans et demi, s'était défendu d'avoir envisagé des  attentats contre la France, et avait dénoncé la «malhonnêteté» de  l'enquête qui a mené à son arrestation. «Je comprends que certains des passages aient pu gêner ou inquiéter», avait-il dit, mais «il n'y avait rien derrière».

Une semaine après l'épilogue des tueries de Toulouse et  Montauban, dans le sud-ouest de la France, commises par Mohamed  Merah, le procureur a également refusé vendredi tout amalgame et  appelé le tribunal à «mettre de côté (dans cette affaire) le dossier Merah».


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