Turquie: Bulent Arinc critique les femmes pratiquant la "pole danse"

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sexisme Le vice-premier ministre turc Bulent Arinc s'attaque une nouvelle fois aux femmes. Après avoir déclaré qu'elles ne devaient pas rire fort en public, il fustige cette fois-ci celles qui pratiquent la "pole danse".

  31.07.2014, 06:57
Bulent Arinc a déclaré: "Il y a des femmes qui partent en vacances sans leur mari et d'autres qui n'arrivent pas à se retenir de grimper sur une barre verticale".

Un ministre turc a déclenché mercredi une nouvelle polémique en s'attaquant aux femmes qui pratiquent la "pole danse" ou danse à la barre verticale. L'homme, l'un des cofondateurs du parti AKP au pouvoir, s'était déjà signalé par sa critique des femmes riant fort en public.

Le vice-premier ministre Bulent Arinc avait ensuite été ridiculisé sur les réseaux sociaux par des femmes qui se sont montrées en photographie en train de rire à gorge déployée.

Mercredi, au cours d'une émission télévisée, il a déclaré que ses remarques avaient été sorties de leur contexte. Il a proposé quelques réflexions sur "les principes généraux de morale".

Il a alors affirmé: "Il y a des femmes qui partent en vacances sans leur mari et d'autres qui n'arrivent pas à se retenir de grimper sur une barre verticale. Chacun vit comme il veut. Je ne suis pas en colère contre vous, mais j'ai de la pitié pour vous".

Election présidentielle

Ces réflexions de M. Arinc semblent avoir été faites en réaction à une photographie d'elle-même postée sur Instagram par l'épouse d'un célèbre joueur turc de football où elle apparaît dansant avec la légende "lorsque je vois une barre verticale, je ne peux pas résister".

Prolongeant la campagne de mardi sur Twitter contre les propos de M. Arinc sur le rire des femmes, les internautes ont posté mercredi des clichés de leur animal favori grimpant à la barre verticale ou de drapeaux s'envolant à partir de barres verticales.

La tension monte entre le mouvement laïc anti-islamiste et les sympathisants de la mouvance islamique, dont est né l'AKP, à l'approche de l'élection présidentielle du 10 août. Le poste est brigué par le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, accusé par ses ennemis de vouloir remettre en cause les principes de laïcité sur lesquels s'est bâtie la Turquie moderne depuis la chute de l'empire ottoman.

Un sondage réalisé entre le 11 avril et le 14 mai montre que 44% des personnes interrogées estiment que M. Erdogan et son parti islamo-conservateur ont guidé la Turquie dans la bonne direction. Mais elles sont 51% à ne pas être satisfaites de la route empruntée par leur pays.


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