Ukraine: positions toujours divergentes entre Moscou et Washington

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Diplomatie L'Américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov ne sont pas parvenus à tomber d'accord dimanche, lors de négociations portant sur l'Ukraine. Selon les deux diplomates, le dialogue doit toutefois se poursuivre.

  31.03.2014, 06:52
John Kerry et Sergueï Lavrov ont affirmé vouloir trouver une issue diplomatique à la crise ukrainienne.

Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov ont campé dimanche sur leurs "positions divergentes" concernant l'Ukraine après plus de quatre heures de négociations "intenses". Ils ont affirmé leur volonté de parvenir à un règlement diplomatique de la crise.

Lors d'une conférence de presse qui a suivi cette rencontre organisée à l'ambassade russe à Paris, M. Lavrov a une nouvelle fois insisté sur une solution "fédérale" en Ukraine, une hypothèse envisagée pour apaiser la crise née du rattachement de la Crimée à la Russie mi-mars, mais que rejette Kiev.

"Nous sommes convaincus que le fédéralisme est une composante très importante des réformes" constitutionnelles que doit faire l'Ukraine, a martelé M. Lavrov, qui a qualifié la rencontre de "très constructive".

Une structure fédérale "protégerait les droits de ceux qui vivent en Ukraine, et principalement de la population russe" dans les régions russophones de l'Est, avait-il déjà expliqué lors d'une interview diffusée dimanche à la télévision russe.

"Vive inquiétude"

"Pas de décisions sur l'Ukraine sans l'Ukraine", a cependant rétorqué M. Kerry lors d'une conférence de presse séparée. "Nous n'accepterons pas un processus dans lequel le gouvernement légitime d'Ukraine n'est pas à la table (des négociations)", a -t-il déclaré.

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" sur la présence de troupes russes à la frontière ukrainienne et a réitéré l'appel de Washington au retrait de ses forces.

Les Etats-Unis vont "étudier les idées et les suggestions développées ce soir et nous continuerons nos discussions bientôt", a ajouté M. Kerry.

Russes et Américains ont chacun présenté "leur plan pour parvenir à une désescalade de la situation", avait indiqué de son côté M. Lavrov. Il a répété que les priorités de Moscou étaient d'"assurer le respect des droits des minorités" et "le démantèlement des forces irrégulières et des provocateurs", en référence aux groupes paramilitaires nationalistes ukrainiens, notamment ceux présents sur le Maïdan de Kiev, théâtre de plusieurs mois de contestation du président déchu Viktor Ianoukovitch.

Les négociations d'urgence sur la crise ukrainienne ont été organisées en quelques heures après un entretien téléphonique vendredi soir entre Barack Obama et Vladimir Poutine, le premier contact entre les deux présidents depuis l'annonce par Washington de sanctions économiques visant l'entourage proche du chef d'Etat russe.

Une humiliation pour Kiev

Les deux présidents étaient convenus de la nécessité de pourparlers rapides pour mettre fin à l'escalade et au bras de fer entre Russes et Occidentaux depuis le rattachement mi-mars de la Crimée à la Russie.

Le fossé à combler entre Washington et Moscou reste important. Quant à la solution fédérale envisagée, elle est sèchement rejetée par Kiev. "Nous voudrions recommander à la Russie de cesser de dicter ses ultimatums à un pays souverain et indépendant et de reporter son attention sur la situation catastrophique et l'absence totale de droit de ses propres minorités, y compris ukrainiennes", a indiqué dimanche le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué.

La Russie ne montre aucune intention de revenir sur son absorption à marche forcée de la Crimée. Deux semaines après le référendum dans la péninsule de la mer Noire, jugé illégal par les Occidentaux, le territoire est considéré par Moscou comme faisant partie de la Fédération de Russie.

La perte de la Crimée, sans combat, constitue une humiliation pour le gouvernement de transition à Kiev. Le sujet enflamme la campagne électorale pour la présidentielle du 25 mai, qui s'est accélérée avec l'investiture ce week-end des candidats des principaux partis. Les pro-européens partent grands favoris et notamment le milliardaire et ancien ministre Petro Porochenko.


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