Vache folle: la Chine lève en partie un embargo de 13 ans sur le boeuf américain

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importations L'importation en Chine de produits américains de viande de boeuf est à nouveau autorisée, sous certaines conditions. Pékin met ainsi partiellement fin à un embargo vieux de 13 ans et qui avait été décidé après la découverte d'un premier cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) aux Etats-Unis.

  22.09.2016, 09:03
Le boeuf américain était banni du marché chinois depuis treize ans.

La Chine a annoncé jeudi avoir levé en partie l'embargo qu'elle imposait sur le boeuf américain depuis fin 2003, après la découverte d'un premier cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) aux Etats-Unis. Washington y voyait une barrière désormais injustifiée.

L'importation en Chine de produits américains de viande de boeuf, désossée ou avec os, provenant d'animaux de moins de 30 mois, est à nouveau autorisée, selon l'Administration chinoise pour le contrôle de la qualité, l'inspection et la quarantaine (AQSIQ).

Ce geste de bonne volonté de Pékin intervient au moment où la consommation de viande s'envole dans la deuxième économie mondiale, où l'essor de la classe moyenne a modifié le régime alimentaire traditionnel. La viande importée d'Australie, notamment, connaît un grand succès en Chine.

Applicable immédiatement

La décision, diffusée sur le site internet de l'AQSIQ et applicable immédiatement, met en grande partie un terme à l'embargo vieux de treize ans, même si elle est assortie de conditions. Les produits carnés américains en question devront ainsi "répondre aux exigences chinoises en termes de traçabilité, d'inspection et de quarantaine".

Le Premier ministre Li Keqiang, en visite aux Etats-Unis, avait suggéré dès mardi une possible levée imminente de l'embargo chinois. "Nous reconnaissons tous que les Etats-Unis produisent du boeuf réellement excellent, alors pourquoi devrions-nous en priver les consommateurs chinois?", s'était-il interrogé devant des patrons américains, selon des propos rapportés par le Wall Street Journal.

Pékin avait déjà décidé en 2006 de réduire marginalement l'éventail de viandes concernées par l'embargo, mais les Etats-Unis avaient alors dénoncé un geste "très limité" et "insuffisant". Washington assurait déjà que, suite aux "mesures de précaution" prises, "le boeuf américain (était) sûr".

Exportations cruciales

Le Brésil, qui avait également maintenu un embargo ancien sur le boeuf américain, a de son côté repris langue avec les Etats-Unis en août pour une levée des interdictions croisées des deux pays sur les produits carnés.

La réouverture de marchés à l'exportation était devenue une nécessité cruciale pour les agriculteurs américains, confrontés à un gonflement de l'offre intérieure et à un déclin marqué des prix.

La Chine est à cet égard un terrain prometteur. C'est déjà le premier pays consommateur de porc, mais elle ne produit pas suffisamment pour satisfaire sa demande intérieure. Le géant asiatique a ainsi multiplié par deux, sur les quatre premiers mois de l'année, ses importations de porc en provenance d'Europe, selon le Marché du porc breton (MPB).

ATS

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