Vingt-six morts dans l'incendie d'un centre de toxicomanes

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Au moins 26 personnes ont péri et une dizaine ont été blessées hier dans l'incendie d'un centre de réhabilitation pour toxicomanes qui fonctionnait, apparemment de manière clandestine, dans la grande banlieue de Lima.

  29.01.2012, 08:36
Au moins 26 personnes ont péri et une dizaine ont été blessées hier dans l'incendie d'un centre de réhabilitation pour toxicomanes à Lima.

L'incendie, qui aurait été causé par un matelas incendié par un des pensionnaires après une bagarre, a piégé à l'heure du petit déjeuner plusieurs dizaines de jeunes enfermés, portes closes, dans le centre à San Juan de Lurigancho, un faubourg populaire à l'est de la capitale péruvienne.

"L'incendie s'est ensuite étendu sans que personne ne puisse l'éteindre", a déclaré le commandant des pompiers Antonio Zavala. La plupart des victimes sont mortes par asphyxie.

Le feu, avant d'être maîtrisé, n'a ravagé que le rez-de-chaussée de l'immeuble de deux étages, une construction de briques manifestement bâclée ou mal finie. Mais c'est au rez-de-chaussée que se trouvaient la majorité des pensionnaires, de jeunes drogués et des alcooliques.

Plusieurs jeunes se sont sauvés en sautant du premier étage. Près de cinq heures après le sinistre, des familles erraient encore aux abords du centre, entre angoisse et colère, dans l'espoir de nouvelles d'un cousin, d'un neveu.

Rassemblés autour du site de l'incendie, des riverains se plaignaient du centre "Christ est amour" en raison du bruit et du désordre généré par les toxicomanes. Mais d'autres dénonçaient aussi son caractère informel, l'absence de supervision.

Pas les conditions minimum

Maria Alca Ramos, cousine d'un des morts, se plaignait que le propriétaire du centre "faisait payer 150 soles (50 francs) mensuels" pour garder un jeune. Soit une petite fortune au Pérou, où le salaire minimum est de 230 francs.

"J'avais aussi un frère, mais il s'est enfui il y a trois semaines, parce qu'ils le ligotaient", a-t-elle raconté, en montrant le bâtiment aux portes et fenêtres doublées de grilles.

La municipalité de San Juan de Lurigancho a indiqué que le centre avait été fermé à deux reprises au moins par le passé, car "il n'avait ni les conditions minimum ni l'espace suffisant pour un centre d'hébergement, et parce qu'il arrivait a compter jusqu'a 80 pensionnaires".

"Apparemment, le centre ne serait pas officiel", a reconnu le ministre de la Santé Alberto Tejada. "Nous savons qu'il existe une culture d'informalité au Pérou".


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