Nucléaire iranien: Obama téléphone à Netanyahu pour défendre l'accord de Lausanne

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coopération Barack Obama a appelé jeudi Benjamin Netanyahu, farouche détracteur de l'accord négocié en Suisse. Le président américain a réaffirmé l'engagement "sans failles" des Etats-Unis à défendre l'Etat hébreu-

  07.08.2015, 15:16
Le président américain, qui s'est rendu jeudi après-midi à Louisville, dans le Kentucky, a parlé avec M. Netanyahu depuis l'avion présidentiel Air Force One.

Barack Obama a appelé jeudi Benjamin Netanyahu, après l'annonce d'un accord sur le nucléaire iranien. Il a réaffirmé l'engagement "sans failles" des Etats-Unis à défendre l'Etat hébreu, mais s'est frotté au pessimisme du Premier ministre israélien.

Le président américain, qui s'est rendu jeudi après-midi à Louisville, dans le Kentucky, a parlé avec M. Netanyahu depuis l'avion présidentiel Air Force One, a indiqué l'exécutif américain.

Selon la Maison Blanche, M. Obama a indiqué à son interlocuteur qu'il avait demandé à son équipe de sécurité nationale d'"intensifier" les discussions avec le nouveau gouvernement israélien sur les moyens de renforcer la coopération sur la sécurité.

Il a également souligné que les progrès sur le dossier nucléaire iranien ne diminuaient "en aucun cas" les inquiétudes américaines concernant "le soutien de l'Iran au Terrorisme et les menaces vis-à-vis d'Israël".

Un accord sur ces bases menacerait la survie d'Israël, a affirmé de son côté M. Netanyahu à M. Obama, estimant que l'accord d'étape ne bloquerait pas la voie de l'Iran vers la bombe, mais l'ouvrirait, selon un porte-parole du Premier ministre israélien. L'accord augmenterait les risques de prolifération nucléaire et exposerait aux risques d'une guerre horrible, a également dit M. Netanyahu.

"Mauvais accord-cadre"

Un peu plus tôt, défendant l'accord-cadre, M. Obama avait souligné sa volonté de dialoguer avec les autorités israéliennes pour les convaincre du bien-fondé de la voie diplomatique. "Si le Premier ministre Netanyahu cherche effectivement la façon la plus efficace de s'assurer que l'Iran n'obtienne par une arme nucléaire, c'est la meilleure option", avait-il déclaré.

M. Netanyahu, farouche détracteur de l'accord négocié en Suisse, n'a pas hésité à défier la Maison Blanche en allant dire début mars devant le Congrès américain tout le mal qu'il pensait de ce processus. Cet épisode a contribué à l'une des pires crises dans les relations entre Israël et les Etats-Unis.

S'il n'avait pas immédiatement réagi jeudi, un responsable gouvernemental israélien a de son côté décrié "un mauvais accord-cadre qui conduira à un mauvais et dangereux accord" final.

Silence dans le Golfe

Du côté des pays du Golfe, les pétromonarchies sunnites sont restées silencieuses vendredi à propos de l'accord-cadre. Les médias officiels n'ont mentionné que brièvement l'événement et le principal journal télévisé du soir en Arabie saoudite a attendu 40 minutes avant d'évoquer le sujet.

L'Arabie saoudite, puissance sunnite rivale de l'Iran chiite, a plusieurs fois laissé entendre qu'elle chercherait aussi à se doter de l'arme atomique si les grandes puissances ne parvenaient pas à empêcher le développement d'un programme nucléaire militaire iranien.

Un haut responsable de la région a déclaré que les pays du Golfe réagiraient collectivement dans les jours qui viennent par la voix du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe Arabie saoudite, Koweït, Emirats arabes unis, Qatar, Oman et Bahreïn. Les membres du CCG ne réagiront qu'après avoir minutieusement examiné le texte du compromis, a dit une Autre source.


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