08.12.2017, 00:01

Ils forment des jeunes Thaïlandais

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 08.12.2017, 00:01 Ils forment des jeunes Thaïlandais

Par rolle@lacote.ch

AUBONNE Un couple aubonnois s’est expatrié dans le nord-est de la Thaïlande pour créer un centre de formation au profit de jeunes en danger.

Les ex-Aubonnois Stéphanie et Alexandre Des Arts-Loup vivent depuis trois ans en Thaïlande. Séphanie est présidente de l’association Pimali en Suisse et présidente de la Fondation en Thaïlande qui gère le centre de formation pratique hôtelière sur place.

La Fondation Pimali a pour mission de combattre l’exploitation, la prostitution et le trafic des jeunes adolescents et orphelins de la...

Les ex-Aubonnois Stéphanie et Alexandre Des Arts-Loup vivent depuis trois ans en Thaïlande. Séphanie est présidente de l’association Pimali en Suisse et présidente de la Fondation en Thaïlande qui gère le centre de formation pratique hôtelière sur place.

La Fondation Pimali a pour mission de combattre l’exploitation, la prostitution et le trafic des jeunes adolescents et orphelins de la région du nord-est de la Thaïlande. Des soirées de soutien ont été organisées à Commugny. «Ces soirées nous permettent de montrer à toutes les personnes qui nous soutiennent où va leur donation et en quoi ils nous aident sur place. Nous sommes les moteurs, mais sans essence, nous ne pouvons pas avancer», explique avec gratitude Stéphanie Des Arts-Loup.

Suivre son rêve

Stéphanie s’occupe principalement de l’opérationnel du centre, elle est aussi responsable du marketing. Avec son époux, elle coordonne ensemble le centre. Alexandre s’occupe principalement de la recherche de fonds, de la comptabilité, du jardin, de la culture organique du centre. Il est également la personne clé au niveau des relations clients.

Après une première formation en tant que diététicienne, formation agréée par la Croix-Rouge, et un diplôme fédéral de technicienne en marketing fait au SAWI, Swiss Marketing Hub & School, Stéphanie décide de remettre en question sa vie. «Avec mon mari, Alexandre, nous avons toujours voulu porter des projets. Un jour, j’ai fait un rêve suite à mon expérience en tant que bénévole dans un orphelinat dans le nord-est de la Thaïlande. J’ai décidé de le suivre. J’étais tombée amoureuse des enfants et de la région. Et puis, je suis de double nationalité Suisse-Thaïlandaise».

Penser autrement

Depuis 2009, ils relèvent le défi de trouver des partenaires et 80% des fonds pour la construction d’un hôtel ainsi que les coûts opérationnels de leur projet Pimali. Ils sont partis en décembre 2014.

«Notre objectif est d’offrir une formation pratique hôtelière de base pour ces jeunes afin de les aider à obtenir un travail décent et une indépendance financière. La formation est fondée sur le «learning by doing». Ils s’entraînent dans un Environnement pratique avec nos bungalows et notre restaurant d’application qui se trouvent au milieu des rizières et qui peut accueillir des clients de tous horizons. Le but est d’aider les jeunes à prendre leur envol dans le monde professionnel», raconte Stéphanie.

«Cette expérience m’a appris à relativiser, à devenir plus flexible, plus zen aussi, et ce n’est pas toujours si facile. Nous avons dû nous adapter car beaucoup de nos valeurs et nos règles se sont envolées ici. Nous avons dû apprendre à travailler et vivre différemment et à gérer les personnes avec une autre culture et d’autres croyances», exprime la jeune femme.

Pousser les murs

Pour Stéphanie, la jeunesse est l’avenir de tout pays. Aux jeunes Suisses, elle conseillerait de suivre leurs rêves et d’aller toujours jusqu’au bout…

«Il faut aussi apprendre à compter avec les autres, car seul on ne peut pas tout faire. La découverte d’autres cultures est source d’enrichissement. Il faut avant tout être heureux et satisfait de ce que l’on fait au niveau professionnel et personnel».

Pour les jeunes Thaïlandais, elle rajouterait: qu’il leur faut apprendre à penser plus loin que le jour même. Et qu’il ne faut jamais oublier que par la force du travail et la persévérance, on peut tout faire…

La Suisso-Thaïlandaise dit avoir beaucoup aimé sa vie à Aubonne. Elle est reconnaissante du soutien qu’elle y a trouvé pour son projet. Mais en aucun cas, elle ne regrette son choix. «Cette nouvelle aventure nous a permis de nous épanouir et de regarder au-delà de nos murs…»


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