10.01.2018, 07:00

Jugé dangereux, le toboggan-dragon de Préverenges sera détruit

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 10.01.2018, 07:00 Jugé dangereux, le toboggan-dragon de Préverenges sera détruit

Jeux La place de jeux des Uttins verra disparaître son toboggan jeudi. Moment nostalgique pour les familles qui l’ont connu.

C’était si bien de grimper sur les grosses pierres pour rejoindre la tête du dragon, traverser son ventre par sa grande gueule ouverte et descendre à toute vitesse le toboggan. Quel enfant de Préverenges n’a pas un jour croisé la route de cet animal installé depuis 1987 aux Uttins? Imposant, parfois même effrayant pour les plus petits mais si incroyable une fois apprivoisé, le dragon jaune, vert et bleu en...

C’était si bien de grimper sur les grosses pierres pour rejoindre la tête du dragon, traverser son ventre par sa grande gueule ouverte et descendre à toute vitesse le toboggan. Quel enfant de Préverenges n’a pas un jour croisé la route de cet animal installé depuis 1987 aux Uttins? Imposant, parfois même effrayant pour les plus petits mais si incroyable une fois apprivoisé, le dragon jaune, vert et bleu en a amusé plus d’un.

Malheureusement, les enrochements qui l’entourent ne répondent plus aux normes de sécurité (lire encadré). Aucun accident n’est à déplorer mais la commune, propriétaire de la place depuis 2015, a décidé de la rénover dans sa totalité. Un crédit de 150 000 francs avait été accepté par le Conseil communal pour cette réalisation en septembre et il ne reste désormais plus que le fameux dragon à démonter.

Une dernière descente

L’annonce de ces rénovations avait suscité l’émoi des Préverengeois sur les réseaux sociaux où plusieurs habitants ont publié photos et anecdotes au sujet du dragon. Une maman du quartier a d’ailleurs proposé d’organiser un goûter pour saluer la bête. Et la commune a accepté de repousser la date de son démontage à jeudi pour que ces quatre-heures aient lieu mercredi après-midi.

Dès 15h30, des dizaines de familles ont prévu de dévaler une dernière fois la pente en partageant leurs souvenirs: «Quand j’ai dit à mon fils de cinq ans et demi que le dragon allait disparaître, il était tout triste, raconte Suzanne Mani, maman de Joshua et instigatrice du goûter. Il m’a dit qu’il ne voulait pas qu’il parte parce qu’il l’aimait beaucoup!»  

"Quand j’ai dit à mon fils de cinq ans et demi que le dragon allait disparaître, il était tout triste"

Elle se rappelle également les premières années, quand son fils est revenu vers elle rempli de fierté après avoir réussi à grimper tout seul sur le toboggan. Un sentiment partagé par Sabine Dupeyron, aussi maman: «Ce dragon rythme la vie de mes enfants depuis neuf ans! Ils étaient tellement fiers d’y grimper seuls à 4 ans, puis ils se brûlaient les fesses en été, prenaient des sacs-poubelles pour glisser plus vite.»

Elle relève aussi avec humour cette «odeur caractéristique d’urine en-dessous du dragon» qui restera selon elle un souvenir pour les parents. Odeur qu’on attribue depuis des années à la présence des chats domestiques...

Un petit frère au dragon?

Des habitants auraient proposé de récupérer l’infrastructure, mais l’opération, trop coûteuse, a été abandonnée. Le dragon prendra alors son envol jeudi pour s’en aller définitivement. Mais pas de panique, un de ses confrères devrait atterrir sur la nouvelle place de jeu. La commune ne révèle pas encore sous quelle forme mais confirme que l’esprit du dragon reviendra. Un panneau décrivant les nouvelles infrastructures sera prochainement disposé à cet endroit, jusqu’à la fin des travaux prévue pour le mois de mai. 

Des normes pour sécuriser les enfants

Le dragon ne correspond pas aux normes car il devrait y avoir 1,5 mètre de chaque côté sans obstacle: «On a regardé pour le fermer, mais avec cette matière plastique c’était impossible. De plus, enlever ces pierres était trop difficile», témoigne Lionel Berger, responsable des espaces verts de Préverenges.

En effet, il a été construit, comme de nombreuses autres places de jeux, avant l’introduction des normes suisses en 1998. Celles-ci ont pour objectif d’éviter des accidents graves. Elles fixent par exemple la distance de dégagement, la hauteur de chute maximale fixée à 3 mètres ou le revêtement du sol qui doit pouvoir absorber tout éventuel choc sur la tête: «Les engins, revêtements et espaces entre les jeux doivent respecter ces règles, qui dans la plupart des cantons ont un ancrage également dans la loi. C’est le cas par exemple pour Vaud», explique Mark Williams, chef délégué pour le Sud-ouest de la Suisse au bureau prévention des accidents. Au Signal de Bougy par exemple, les jeux ont été totalement refaits ces huit dernières années pour ces mêmes raisons sécuritaires.


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