23.03.2017, 16:28

A 17 ans, un Morgien se lance à l'assaut de Facebook

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Nathan Ganser a réalisé une vidéo pour promouvoir sa campagne. En voici une capture d'écran.

Morges Nathan Ganser souhaite créer un nouveau réseau social. Il lancera une campagne de crowdfunding la semaine prochaine.

Serait-il en train de suivre le même chemin que Mark Zuckerberg? Il est sûrement encore un peu tôt pour le dire. Mais les ambitions de Nathan Ganser sont grandes. A 17 ans, ce Morgien ne cache pas l’enthousiasme qu’il porte à son projet. Actuellement en séjour linguistique à Londres, le jeune étudiant en deuxième année gymnasiale s’est lancé le défi de créer son propre réseau social: Webbiger. 
Confiant, il n’en est pas à son  coup d’essai. Il a notamment fait parler de lui en juin dernier, alors qu’il créait evaluetonprof.ch. Un site web fondé avec deux amis du Gymnase de Morges pour permettre aux étudiants d’évaluer leurs enseignants. Son initiative n’avait toutefois pas séduit la direction, qui l’avait suspendu pendant un mois. 

Loin de se laisser abattre, Nathan Ganser a décidé de revenir sur le devant de la scène. Il se lance cette fois-ci dans l’univers des réseaux sociaux. Sa nouvelle plateforme réunit les différentes technologies qui se sont développées ces dernières années autour de la communication en s’inspirant de réseaux existants tels que Facebook, Omegle, Instagram ou Skype: «Je souhaite permettre aux gens de créer des liens d’amitié autour de la planète avec d’autres gens qui ont les mêmes passions», résume-t-il en décrivant Webbiger. 


Je souhaite créer des liens d'amitié autour de la planète.

NATHAN GANSER



Discuter par thématiques
Selon sa conception, la plateforme fonctionnera essentiellement par thématiques. L’utilisateur choisira un thème pré-défini, ou en proposera un selon ses centres d’intérêt. Il se retrouvera alors en contact avec d’autres personnes souhaitant converser sur le même sujet. N’est-ce pas le concept même d’un forum? Nathan Ganser assure s’en être inspiré, mais vouloir aller plus loin en ne travaillant que sur l’audiovisuel: «Les personnes ne pourront pas discuter par écrit car l’idée est de les mettre en contact grâce à de la vidéo ou de l’audio s’ils ne souhaitent pas se montrer.» Chaque conversation sera toutefois limitée à cinq ou six personnes. 
Au fil d’une discussion, d’autres utilisateurs pourront observer et commenter les propos en direct, à l’intar de ce qui se fait aujourd’hui sur des lives (Facebook, Instagram). «La discussion durera aussi longtemps qu’il y aura des gens dessus. Cela doit être spontané et facile d’accès», continue-t-il. Au moment où l’utilisateur intègre le site, il choisit la langue qu’il parle. Pour l’instant, Nathan Ganser souhaite développer trois plateformes, une en anglais, en français et en allemand.


L'idée est de mettre les gens en contact
grâce à de la vidéo ou de l'audio.

NATHAN GANSER



Un réseau social payant
Avec une interface simple, son mot d’ordre est la confidentialité: «On ne crée pas un profil avec nos informations personnelles, ainsi on enlève les préjugés sur la personne. On choisit simplement une image et on se lance.» Pour sécuriser son réseau social, Nathan Ganser va le rendre payant, à 5 francs par mois: «Je prévois un tarif moins élevé pour les étudiants par exemple, 2 francs 50, précise-t-il. Le fait de payer permet d’avoir une traçabilité et d’offrir aux utilisateurs une expérience plus sûre.» Fini donc les rencontres un peu louches sur le net avec des inconnus mal intentionnés? Le jeune homme  mesure ses propos en ajoutant que des administrateurs s’occuperont de gérer cela et que chacun pourra signaler une personne en cas de besoin. 
Le défi sera de voir si les gens sont prêts à payer pour un tel service, au moment où la plupart des réseaux sociaux sont gratuits: «Je pars dans un modèle différent, le fait de payer nous permet de contrôler l’identité des utilisateurs de manière plus sûre, donc je suis relativement confiant. Je sais que ce n’est pas gagné d’avance et si cela ne fonctionne pas, c’est bon signe, cela voudra dire que je peux encore m’améliorer


Campagne de crowdfunding
Pour faire parler de lui, Nathan Ganser a publié une vidéo expliquant les grandes lignes de son projet. Il a réussi à obtenir 500 francs pour embaucher un programmeur et pour financer une campagne de crowdfunding sur Kikstarter. Celle-ci débutera ce lundi, pour une durée de 30 jours. Il espère récolter 12 000 francs afin de développer Webbiger. Pour un lancement prévu le 21 août prochain: «J’ai moi-même réalisé qu’il faut beaucoup d’énergie et de temps pour rencontrer des gens dans la vraie vie. Alors pourquoi pas en connaître facilement sur Internet?»
Réelles amitiés ou simples contacts virtuels? Avec toutes ces nouvelles technologies, la barrière entre les deux s’amincit certainement. Reste à chacun de choisir sa définition d’un «ami».


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