Blood Red Shoes: "Nous sommes des obsédés du contrôle"

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JVAL / BEGNINS Samedi soir, l'open air de Begnins a clos sa dixième édition avec le concert de Blood Red Shoes. Rencontre avec Laura-Mary Carter, guitariste et chanteuse du tandem anglais, deux heures avant son entrée en scène.

Par AGO
  31.08.2014, 14:14
Laura-Mary Carter, guitariste et chanteuse de Blood Red Shoes, en interview dans les loges du JVAL Openair.

Un gars, une fille. Une batterie, une guitare. La formule du duo anglais Blood Red Shoes est simple mais ultra efficace. Ceux qui en doutaient encore en ont eu la preuve samedi soir, lorsque Laura-Mary Carter (guitare-voix) et Steven Ansell (batterie-voix) ont pris possession de la scène du JVAL Openair, devant une foule compacte et avide de décibels.
Après avoir défendu son quatrième album sur les planches des plus grands festivals européens, le tandem a donc choisi le petit événement begninois pour clore sa tournée estivale. Nous en avons profité pour rencontrer la moitié féminine de la formation.

Quelles ont été les moments forts de l'été pour Blood Red Shoes?
Notre concert sur la scène principale du Reading Festival (ndlr: en Angleterre) la semaine dernière. Et aussi celui que nous avons donné à Rock en Seine, à Paris. Là-bas, j'ai rencontré Brody Dalle (ndlr: chanteuse des groupes australiens Spinnerette et Distillers) et les membres de Queens of the Age. Nous jouions sur la même scène. Pour moi, ce sont définitivement les deux moments forts de cet été.

Des fêtes marquantes?
Pas vraiment. Le problème, c'est que nous avons très peu pris l'avion. Nous faisions la majeure partie des trajets en bus. Du coup, il fallait se lever tôt le matin. Nous ne dormions pas dans le bus. Nous n'avions qu'un petit van.

Depuis le mois de février, vous défendez sur scène votre nouvel album, "Blood Red Shoes". Vous l'avez enregistré à Berlin. C'est une première puisque vos trois disques précédents ont été gravés en Angleterre. Pourquoi ce choix?
On avait envie d'enregistrer dans une ville. Les trois disques précédents ont été conçus à la campagne, au Pays de Galles précisément. Nous aurions aussi pu aller en France ou en Belgique. Mais, à Berlin, nous avions la possibilité d'enregistrer dans un studio pas cher.

Quel a été l'impact de cette ville sur le processus de composition?
Berlin n'est pas une "jolie" ville. Elle a un lourd passé. Nous enregistrions dans une pièce en béton. Tout cela a donné une touche industrielle et sale à l'album.

Aujourd’hui, vous avez une solide base de fans. Du coup, lorsque vous rentrez en studio, ressentez-vous une certaine pression, une angoisse de perdre votre public si le nouveau disque n’est pas assez bon?
Oui, bien sûr que cela nous passe par la tête. Mais il faut essayer de faire taire cette petite voix dans ton cerveau. Il faut se dire que tu peux effectivement perdre des fans mais aussi en gagner des nouveaux.

Votre management ne vous met pas la pression?
Nous sommes des obsédés du contrôle. Nous écoutons notre label mais nous voulons conserver une grande part de liberté. L’enregistrement du dernier disque, nous l’avons fait seuls, juste Steven et moi. On a payé de notre poche. Donc personne du label n'est venu se mêler de notre Musique. Nous fonctionnons ainsi depuis la sortie de notre deuxième album, en 2009.

Cela fait maintenant dix ans que jouez en duo. N'avez-vous pas l’impression d’avoir atteint la limite de la formule?
Je ne crois pas. Il nous reste beaucoup de choses à faire. Nous ne sommes pas encore à court d'idées!
 


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