07.12.2017, 17:35

Les activistes antispécistes ont quitté les abattoirs de Vich dans le calme

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 07.12.2017, 17:35 Les activistes antispécistes ont quitté les abattoirs de Vich dans le calme

Une trentaine de militants antispécistes ont tenté de sauver une vache destinée à l’abattoir, sans succès.

Il est à peine midi et le calme règne à nouveau devant l’entrée de l’abattoir de Vich. La petite trentaine de militants, venus de Suisse, de France, d’Allemagne et même de Grande-Bretagne, patiente devant la porte. Seuls résonnent les cliquetis des chaînes que certains portent autour de la taille.  Hier matin, il était à peine 5 heures lorsqu’ils ont investi la salle d’abattage. 

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Il est à peine midi et le calme règne à nouveau devant l’entrée de l’abattoir de Vich. La petite trentaine de militants, venus de Suisse, de France, d’Allemagne et même de Grande-Bretagne, patiente devant la porte. Seuls résonnent les cliquetis des chaînes que certains portent autour de la taille.  Hier matin, il était à peine 5 heures lorsqu’ils ont investi la salle d’abattage. 

>> Lire aussi: Une trentaine de militants antispécistes bloque l'abattoir de Vich

Au cœur de leurs revendications, la nécessité d’opérer un changement légal, similaire à celui de l’octroi au droit de vote pour les femmes. «C’était ouvert, on a juste poussé la porte, raconte Virginia Markus. On a vite repéré une vache blessée, et on a voulu négocier avec le propriétaire pour l’emmener et la soigner.» Mais les choses ont dégénéré sur le coup des 8 heures, à l’arrivée de Claude Richard, le propriétaire des lieux. 


«Nous sommes un mouvement social pacifiste qui aspire à plus de justice»


Les insultes fusent et le propriétaire se saisit d’un jet d’eau pour déloger les manifestants. «L’un d’eux m’a sauté dessus et m’a blessé, rapporte le propriétaire. Sur le moment, je suis resté par terre mais j’ai dû faire 3 points de suture.» Appelés sur les lieux, les gendarmes héritent d’une situation apaisée. «Plusieurs patrouilles étaient sur place pour intervenir le cas échéant, détaille Olivia Cutruzzolà, porte-parole de la Police cantonale vaudoise. Mais tout s'est résorbé dans le calme aux alentours de 15 heures.»

Antispécisites, les militants sont venus manifester contre le traitement réservé aux animaux. «Nous sommes un mouvement social pacifiste qui aspire à plus de justice, détaille Virginia Markus, militante de l’association 269Life libération animale. Nous souhaitons étendre la considération morale et politique à tous les animaux.» 

Plainte déposée

Malgré plusieurs heures de négociation, ils n’auront pas gain de cause puisque la vache blessée sera finalement abattue aux alentours de 14 heures. «Ils ont laissé souffrir cette pauvre bête plus de 7h, attachée dehors à un arbre. Bravo pour la protection animale!, fulmine Claude Richard. Et je ne sais pas qui va devoir payer le médecin et le vétérinaire. Ils sont venus se mêler de choses qui ne les regardent pas.» 

Une opinion que les militants ne partagent pas, persuadés que l’animal pouvait être soigné. «C’était une action nécessaire, souligne Elisa Keller, la déléguée suisse de l’association. Même si la société se dit sensible à la cause animale, elle ne fait que de s’en dédouaner.» Les militants n’excluent d’ailleurs pas de recommencer. 

Pour l’heure, Claude Richard a déposé plainte et le ministère public s’est saisi de l’affaire.


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