20.09.2019, 10:15

Gland aide une commune de Roumanie depuis 30 ans

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Une des classes de la commune de Jidvei, en Transsylvanie roumaine, après la réception de mobilier et de peluches.

En ville Créée dans le sillage de «l’Opération Villages Roumains», l’association Gland-Jidvei aide encore aujourd’hui la commune transylvanienne.

1989: la chute du bloc soviétique ouvre la voie à la révolution roumaine et à l’exécution du dirigeant communiste Nicolae Ceausescu. Une année auparavant, un mouvement de protestation prenait forme en Europe Occidentale, à l’encontre d’une politique de «systématisation du territoire» menée par le dictateur qui projetait de raser les habitats traditionnels.

Ainsi était lancée en 1988 à Bruxelles «L’Opération Villages Roumains» (OVR) qui enjoignait les communes européennes à parrainer une localité, ce qu’a fait Gland en prenant sous son aile la commune transylvanienne de Jidvei. Après la révolution, les premiers convois humanitaires prenaient la route. Afin de poursuivre les actions d’entraide, l’association Gland-Jidvei s’est créée et, presque trente ans plus tard, forte de quelque vingt-cinq membres, elle agit encore.

Premiers convois

«Nous n’avons pas été membres fondateurs, nous avons rejoint l’association après que la commune a invité l’ensemble folklorique de Jidvei à l’inauguration de Grand-Champ. Nous avions alors offert de loger quatre jeunes femmes du groupe», conte Claude Sutter, actuel président de Gland-Jidvei, attablé aux côtés de son épouse Danie.

Le couple s’est lié d’amitié avec les jeunes Roumaines et l’une d’elles, Maria, a fondé son association sur place afin de cordonner la réception du matériel. Les convois acheminaient en priorité des  colis de vêtements, de la nourriture et quelques ustensiles. Claude et Danie se sont rendus à Jidvei pour la première fois en 1993, pour assister au mariage de l’une des jeunes femmes. «Jidvei compte cinq villages. Dans le premier qu’on a vu, il n’y avait qu’une voiture et une cabine téléphonique. C’étaient des chemins de terre, il n’y avait pas d’eau courante», conte Danie. 

C’étaient des chemins de terre, il n’y avait pas d’eau courante.
Danie membre de l’association

Au fur et à mesure, les aides de l’association Gland-Jidvei se sont diversifiées: équipement des écoles en meubles et fournitures scolaires, matériel informatique,  machines à coudre, aménagement des cabinets dentaire et vétérinaire, mise en place et octroi de bourses d’études.

Au fil des années, plusieurs des membres de l’association se sont rendus en Roumanie et ont tissé des liens très forts avec des habitants de Jidvei. «Aujourd’hui, les colis ne sont plus la priorité, on se focalise sur l’aide aux écoles et aux jardins d’enfants. C’est surtout les fournitures de matériel et l’entretien des locaux. Lorsque l’association de Maria a été dissoute, nous avons contacté la responsable des établissements scolaires et c’est désormais notre contact sur place», détaille Claude Sutter.

Contributions élargies

L’association parvient à lever en moyenne entre 5000 et 10 000 francs par année grâce aux dons, aux stands tenus sur divers marchés de la région, à la vente de cartes postales et de divers petits souvenirs à l’effigie du chêne glandois. Les fonds promis ne sont virés sur le compte de la commune de Jidvei qu’une fois les projets réalisés, les factures acquittées et des photos envoyées.

En 2018 par exemple, un subventionnement de Gland-Jidvei a permis la réfection de plusieurs salles de classe et, lundi prochain, le transporteur attitré de l’association emmènera 40 pupitres et 40 chaises offerts par la Ville. En mentionnant le convoi, Danie s’exclame: «On a reçu plein de dictionnaires! Il faut que j’aille les emballer.»


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