10.01.2018, 06:30

Le chat sauvage revient en catimini sur La Côte

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 10.01.2018, 06:30 Le chat sauvage revient en catimini sur La Côte

Faune Discret, farouche et de retour dans les bois genevois, le chat sylvestre est un habitué du pied du Jura. Un spécimen est d'ailleurs actuellement soigné au parc animalier de La Garenne.

Il est si timide que l’on en oublierait presque la présence. Pourtant, le chat sylvestre fait bien partie des espèces animales qui résident dans les forêts du Jura vaudois et qui s’aventurent jusque dans les communes situées en bordure comme Marchissy ou Longirod. Son retour en terre genevoise en fin d’année dernière, après près de 130 ans d’absence, braque...

Il est si timide que l’on en oublierait presque la présence. Pourtant, le chat sylvestre fait bien partie des espèces animales qui résident dans les forêts du Jura vaudois et qui s’aventurent jusque dans les communes situées en bordure comme Marchissy ou Longirod. Son retour en terre genevoise en fin d’année dernière, après près de 130 ans d’absence, braque les projecteurs sur ce petit félin, qui n’en demandait sans doute pas tant.

«Cela fait déjà un moment que l’on récolte les signes de son retour chez nous, précise Gottlieb Dandliker, inspecteur de la faune du canton de Genève. Mais avant de communiquer publiquement cette bonne nouvelle, nous voulions une preuve du caractère pérenne de ce retour.» La confirmation est donc arrivée, courant 2017, avec une photographie d’une femelle et de son chaton attestant que les forêts genevoises sont à nouveau à même d’accueillir les activités reproductrices de l’animal. Une naissance qui constitue un événement en soi puisqu’il s’agirait de la première du siècle dans le canton.

Discret et précieux

Côté vaudois, le félin ne s’est jamais absenté de son habitat naturel situé sur les pentes et au pied du Jura. Bien présent, certes, mais pourtant presque invisible: «Il sort surtout la nuit, fuit les humains et il n’est pas toujours évident à distinguer de son lointain cousin domestique», énumère Patrick Deleury, surveillant de la faune en charge des secteurs vallée de Joux, Saint-George et Morges.

Cette discrétion extrême nourrit également l’aura un peu mythique qui entoure le chat sylvestre, selon Gottlieb Dandliker. «L’animal fait l’objet de nombreuses rumeurs, nous recevons souvent des témoignages de gens qui sont convaincus d’avoir aperçu un spécimen, alors qu’il s’agit en réalité d’un chat domestique lui ressemblant.» Ou d’un hybride. Car il peut arriver que le chat sauvage ne reste pas insensible aux charmes des matous et minettes arpentant les zones rurales de notre région. Une hybridation qui peut d’ailleurs menacer à terme cette espèce protégée dans tous les pays d’Europe.

Il convient donc de prendre soin de ce précieux félin. Et de soins, il est justement question depuis environ deux semaines au parc animalier de La Garenne. Un spécimen mal en point apporté par le Service de la faune y est en effet actuellement hébergé pour reprendre du poil de la bête. «Il s’agit d’un jeune individu retrouvé dans un poulailler de la région. A son arrivée, il était particulièrement maigre. Nous travaillons à sa reprise de poids», explique Michel Gauthier-Clerc, directeur des lieux. Des retrouvailles entre le chat sylvestre et le parc, puisque le dernier pensionnaire de cette espèce s’était éteint en 2010.

Mais il faudra encore patienter pour que le public du parc puisse admirer ce fameux matou sauvage, car pour l’heure la Garenne ne dispose pas d’enclos pouvant l’accueillir. «Cela fait partie de nos plans, mais il nous faut d’abord trouver des sponsors», prévient Michel Gauthier-Clerc.

A la découverte d’un insaisissable félin

Histoire de queue.
S’il ressemble beaucoup à son cousin domestique, le chat sylvestre est bien un animal sauvage, craintif et farouche. Sa caractéristique physique principale est sa queue épaisse, cylindrique, annelée et à l’extrémité noire et arrondie.

Chasseur.
Pour se nourrir, il apprécie particulièrement les petits animaux comme les mulots ou les rongeurs. Les oiseaux font également partie de son régime alimentaire, des proies qui mettent à l’épreuve ses remarquables aptitudes de chasseur.

Chassé.
S’il semble aujourd’hui être de retour, le chat sauvage a eu la vie dure. Piégé pour sa fourrure, chassé parce qu’on le considérait alors comme un nuisible, l’animal a également subi la transformation de son habitat naturel et la prolifération des voitures.


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