05.10.2017, 23:16  

Rolle: non à une cantine selon le revenu

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Ici la cantine scolaire G’y Crock, à Gilly, qui a ouvert en août. Toutes les cantines de l’association pratiquent le même tarif.

 05.10.2017, 23:16   Rolle: non à une cantine selon le revenu

ACCUEIL Un comité rollois a récolté 400 signatures contre le nouveau tarif de la cantine scolaire. Mais la pratique contestée pourrait devenir la norme.

Jocelyne Laurent

jocelyne.laurent@lacote.ch

Cet été, des parents d’élèves du primaire sont montés aux barricades contre la nouvelle tarification de la cantine scolaire Navirolle. Ils ont lancé une pétition et récolté 400 signatures. Ils s’insurgent contre le nouveau barème qui est proportionnel à leurs revenus. La nouvelle tarification, pour certains, correspond à une hausse de 40%. Ils estiment...

Jocelyne Laurent

jocelyne.laurent@lacote.ch

Cet été, des parents d’élèves du primaire sont montés aux barricades contre la nouvelle tarification de la cantine scolaire Navirolle. Ils ont lancé une pétition et récolté 400 signatures. Ils s’insurgent contre le nouveau barème qui est proportionnel à leurs revenus. La nouvelle tarification, pour certains, correspond à une hausse de 40%. Ils estiment que l’augmentation des charges pèse essentiellement sur les familles de la classe moyenne et, enfin, ils ne comprennent pas pourquoi il n’y a pas, par exemple, de rabais pour les fratries.

Cette évolution tarifaire anticipe en fait l’entrée en vigueur de la révision de la Loi sur l’accueil de jour (LAJE) au premier janvier 2018. Ce nouveau mode de calcul pourrait donc être appliqué dans toutes les communes du canton. Car une des modifications de la LAJE concerne les cantines et restaurants scolaires qui seront intégrés dans le dispositif parascolaire. L’accueil parascolaire obligatoire comprendra, notamment, un volet repas de midi pour les enfants de 4 à 12 ans.

Ainsi, les cantines scolaires pourront faire l’objet d’un subventionnement de la part de la FAJE si l’accueil de midi bénéficie d’un encadrement pédagogique. Un des principes de la Loi sur l’accueil de jour des enfants, votée en 2006 est que, pour bénéficier des subventions de la Fondation pour l’accueil de jour (FAJE), la structure doit faire partie d’un réseau et pratiquer une politique tarifaire en fonction des revenus des parents.

Le combat continue

La pétition rolloise a été transmise au Comité de direction (Codir) d’Enfance & Jeunesse à la rentrée. Ce dernier vient de répondre au comité pétitionnaire par le biais d’un courrier. Le Codir y explique ses choix mais n’entre pas en matière sur un éventuel changement de tarification.

La modification concerne par ailleurs les trois cantines scolaires gérées par l’association: Navirolle, à Rolle, la Dînette à Mont-sur-Rolle, et G’y Crock à Gilly. Décision a été prise par le Codir d’harmoniser les tarifs dans ces trois lieux. «Notre décision a été mûrement réfléchie et a pour objectif de mettre en place les conditions, dont la tarification en fonction du revenu, qui nous permettront de bénéficier de possibles subventions de la Fondation pour l’accueil de jour (FAJE)», explique Sandra Gordon, présidente du Codir.

Elle estime que le tarif proposé reste financièrement accessible. Appliqué désormais selon le revenu annuel brut, il est compris entre 10 et 14 francs, sachant que le coût réel de la prestation est de 25 francs. Par ailleurs, le taux de subventionnement des communes membres est compris entre 60% et 44%.

«En comparaison, nous constatons que nos tarifs sont inférieurs à la moyenne régionale», relève Sandra Gordon. La municipale de Perroy conclut en déclarant: «La tarification a été faite de manière sérieuse, responsable et avec une vision globale, équitable et pérenne des enjeux liés à la gestion de nos cantines.»

Le Codir a également rappelé quel était le cadre légal dans lequel s’inscrivait sa démarche. Le vote populaire de 2009 avait plébiscité le principe d’une école à journée continue et la mise en place par les communes d’un accueil parascolaire.

«Nous avons pris bonne note de leurs explications, bien qu’elles ne répondent pas à tous les points soulevés par notre pétition, comme par exemple le rabais fratrie, relève Marie-Laure Rampa pour le comité pétitionnaire. Cependant, nous sommes étonnés que la récolte de presque 400 signatures ne les incite à aucune modification. Aussi, autant par respect pour les signataires que par conviction, nous élaborons notre stratégie afin de poursuivre notre démarche.»


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