06.12.2017, 00:01

Sa cible: le cancer chez l’enfant

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Installée à Gland, Nicole Scobie investit bénévolement de nombreuses heures pour Zoé4life.

 06.12.2017, 00:01 Sa cible: le cancer chez l’enfant

Par info@lacote.ch

INTERVIEW La Glandoise d’adoption Nicole Scobie préside depuis sa création l’association Zoé4life.

Présidente de l’association Zoé4life, fondée il y a quatre ans à Rolle et qui a pour missions «d’aider les familles dont l’enfant souffre d’un cancer, d’œuvrer pour améliorer le quotidien de l’enfant en traitement, de soutenir la recherche et de sensibiliser le public au cancer de l’enfant et à la problématique liée aux traitements», Nicole Scobie est aussi...

Présidente de l’association Zoé4life, fondée il y a quatre ans à Rolle et qui a pour missions «d’aider les familles dont l’enfant souffre d’un cancer, d’œuvrer pour améliorer le quotidien de l’enfant en traitement, de soutenir la recherche et de sensibiliser le public au cancer de l’enfant et à la problématique liée aux traitements», Nicole Scobie est aussi membre du comité exécutif Childhood Cancer International ainsi que de celui d’Accelerate.

La première entité regroupe les organisations de parents d’enfants atteints de cancer, la seconde rassemble oncologues, fonctionnaires, chercheurs et parents afin de faire accélérer la recherche contre le cancer chez l’enfant. Zoé4life, grâce à ses actions et aux dons, récolte environ 350 000 francs par an, avec une tendance à la hausse en 2017. Rencontre avec cette Canadienne devenue Suissesse, qui travaille comme contrôleuse du trafic aérien à Genève.

Sur votre blog, vous écrivez que vous êtes passée de «maman-foot» à «maman-cancer» lorsque votre troisième fils, Elliot, a été atteint d’un cancer du rein à 4 ans. Comment vous définissez-vous aujourd’hui qu’il est sur le point d’être déclaré guéri, plus de 7 ans après le diagnostic?

Aujourd’hui, je suis plutôt une «cancer advocate» – défenseur des parents et enfants atteints de cancer – tellement je suis impliquée pour Zoé4life, mais aussi au niveau international. Je m’intéresse beaucoup a faire avancer la recherche. Le décès de Zoé (ndlr: la fille au rire lumineux qui avait fait la une des médias en 2013 lors de la création de cette association et qui a malheureusement été vaincue par le crabe la même année) me motive. En 2012, elle était en traitement, puis en rémission, en même temps que mon fils. C’est ainsi que j’ai rencontré sa famille. Quand elle a rechuté, l’équipe médicale parlait de traitement à l’étranger. Parlant anglais, j’ai commencé à discuter avec d’autres parents. C’est ainsi qu’est né mon intérêt pour cette cause.

La structure Zoé4life a été mise en place très vite?

Oui. Avec Natalie, la maman de Zoé, nous avions en tête d’organiser quelque chose. Puis Zoé a rechuté et j’ai lancé, avec d’autres personnes de son entourage, l’association que je préside depuis. Dès le début, il y a eu un énorme élan. Après ses obsèques en novembre 2013, nous nous sommes revus et avons décidé de continuer. Nous ne pouvions pas dire stop. Nous avons réfléchi a ce qui existe déjà pour ne pas proposer la même chose. Par exemple, nous apportons une aide financière de 1000 francs, renouvelable, à toutes les familles romandes, via les assistantes sociales. Une centaine sont concernées par an.

N’est-ce pas trop lourd de continuer à côtoyer des enfants atteints d’un cancer après l’avoir vécu?

Certes, il y a des moments difficiles, mais nous ne sommes pas à l’hôpital. D’ailleurs, nous ne pourrions pas faire de l’accompagnement et les familles ne voudraient pas discuter avec une maman qui a perdu son enfant ou une autre chez qui tout va bien. Il y a d’autres associations pour cela.

Combien de temps investissez-vous bénévolement pour Zoé4life?

(Elle sourit.) Enormément d’heures, je ne peux pas les compter. C’est tout le temps. Mais je ne suis pas seule, il y aussi Natalie, le comité et de fidèles bénévoles sans qui nous n’aurions pas pu continuer. Comme pour la Day4life, une manifestation qui a lieu en septembre à Rolle.

Est-ce que cette activité a un impact sur votre famille?

J’essaie au maximum de séparer, de ne pas toujours en parler, bien que mon mari vienne aux événements et Elliot s’y intéresse aussi parfois. Il est important d’être bien organisé.

Fin 2012, lorsque nous nous sommes rencontrées pour les 25 ans de l’Association romande des familles d’enfants atteints d’un cancer, vous racontiez avoir reçu une lettre de l’assurance, juste avant l’opération de votre fils, déclarant qu’un des médicaments ne serait pas remboursé. Est-ce que cela a changé?

Non, cela arrive à d’autres familles. Mais après en avoir parlé dans les médias, notre assurance l’a remboursé. L’une des missions de Zoé4life est de sensibiliser sur le cancer chez l’enfant, aussi auprès des assureurs. En parler, cela peut avoir une influence.

N’avez-vous jamais eu envie de baisser les bras?

Jamais! Avec Natalie, nous disons toujours qu’il ne faut pas oublier d’organiser des activités fun. Car c’est la leçon de Zoé qui riait tout le temps. Il faut profiter de la vie, il n’y a pas que le travail.


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