12.07.2019, 09:00

HUG: le service des urgences se dit à bout

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Une pétition demandant une rencontre rapide avec la direction a été déposée jeudi. Acceptée, elle aura lieu mardi.

Genève Le Service des urgences des HUG se dit à bout, suite à la mise en place d’un projet de réorganisation et de rénovation début juin, dénonce le SIT. Une pétition demandant une rencontre rapide avec la direction a été déposée jeudi. Acceptée, elle aura lieu mardi.

A la suite de l’introduction, le 4 juin, du projet de réorganisation et de rénovation des urgences des HUG (PRRU), le constat du personnel des urgences est sans appel: la détérioration extrême des conditions de travail rend impossible le maintien de la qualité des soins dans un contexte de sous-effectif devenu chronique, écrit le syndicat SIT jeudi dans un communiqué.

Mobilisation

Après quelques semaines de chantier, la situation n’est plus tenable et un risque réel pèse sur la sécurité des patients, poursuit le syndicat. Le personnel a décidé de se mobiliser. Signée par la quasi-totalité des soignants selon le SIT, soit environ 150 personnes, la pétition dénonce les problématiques présentes au sein du service depuis bientôt deux ans.

Alors que l’objectif du PRRU était de réduire les délais entre le tri et l’évaluation primaire du patient et d’améliorer la situation, sa mise en œuvre n’a fait qu’empirer le constat, relève Kevin Sanchez, secrétaire syndical aux HUG.

«La réorganisation ne fonctionne pas.» Entre autres dysfonctionnements organisationnels du service, il souligne le manque de moyens, la pression sur les coûts, les patients à la chaîne.

Chantier de rénovation

Les HUG ont donné une réponse positive à cette demande des rendez-vous, a répondu de son côté le directeur général Bertrand Levrat à Keystone-ATS. Et d’expliquer le contexte général: un chantier à 28 millions a été lancé pour rénover les urgences d’ici 2023. Toute une série de déménagements auront lieu ces prochaines années.

Les HUG ont également mis en place une réforme de l’organisation pour réduire les temps d’attente. Le déménagement avec ses difficultés de mise en place, la nouvelle organisation, la période de canicule, de vacances ont créé des tensions. Le contexte nécessite un dialogue, relève M. Levrat.

Pas en danger

Mais si le climat de travail est important pour une bonne prise en charge des patients, le directeur conteste absolument que les patients soient mis en danger. Les différents points évoqués par le personnel soignant seront discutés pour trouver des solutions, a-t-il assuré.

«Le personnel des urgences fait un boulot remarquable. S’il est besoin de réformes, nous sommes ouverts. Des actions correctrices ont déjà été entreprises», souligne-t-il.


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