Fausses alertes à la bombe dans les écoles vaudoises: «l’agacement et l’inquiétude dominent»

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Blagues Les fausses alertes à la bombe s’enchaînent dans les établissements scolaires vaudois, particulièrement dans la région lausannoise. Une situation qui agace et inquiète.

 24.03.2021, 18:40
Depuis le 27 janvier, une dizaine d'alertes à la bombe, toutes fausses jusqu'ici, ont perturbé des écoles, essentiellement des établissements du post-obligatoire lausannois.

Après dix fausses alertes à la bombe, le Département vaudois de l’instruction publique dit son agacement et son inquiétude. Il rappelle que les élèves sont les premières victimes. Une réunion avec tous les directeurs du post-obligatoire est prévue jeudi.

«Aujourd’hui l’agacement et l’inquiétude dominent. J’aimerais dire mon soutien d’abord aux élèves qui sont les premières victimes, c’est eux qui subissent le préjudice dans une période déjà compliquée par le COVID et on arrive en phase d’examen…C’est grave, irresponsable et inadmissible», a déclaré la cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) Cesla Amarelle.

Rattrapage en dehors des cours

A l’Ecole commerciale et professionnelle de Lausanne (EPCL) qui a vécu cinq fois déjà ces événements, des discussions ont lieu depuis lundi dans chaque classe avec l’ensemble des élèves qui ont tous reçu un courrier. Des appuis et des rattrapages pour les cours manqués sont mis sur pied en dehors des heures de cours, en essayant de ne pas "surcharger” les élèves qui doivent les suivre.

Jusqu’à 50’000 francs et plus

Les conséquences de ces fausses alertes sont très graves, a rappelé pour sa part Jean-Christophe Sauterel, chef communication et prévention à la police cantonale. Inscrites au casier judiciaire, les condamnations pénales ont des retombées à long terme sur l’avenir professionnel d’un jeune.

Sans compter les coûts qui seront facturés aux auteurs ou à leurs parents en ce qui concerne les mineurs: entre 10’000 et 15’000 francs par intervention. Celles-ci mobilisent à chaque fois entre 25 et 30 policiers par intervention.

Si ces évacuations pour beurre continuent, le jour où il va réellement se passer quelque chose, les réactions risquent de ne pas être les bonnes, avertit M. Sauterel. Il a cité en exemple l’évacuation de 260 élèves d’un collège à Vevey en raison d’un gros incendie.

 

ATS

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