RIE III: "une série d'outils pour rassurer les investisseurs"

chargement

Interview de Pascal Broulis Les citoyens suisses sont appelés à voter sur la RIE III le 12 février. Le conseiller d'Etat vaudois Pascal Broulis explique pourquoi il est en faveur de cette réforme.

  27.01.2017, 08:17
Le ministre des finances vaudois Pascal Broulis voit cette réforme comme une "boîte à outils" pour rassurer fiscalement les investisseurs.

EN CAMPAGNE Dans son emploi du temps de ministre, le conseiller d’Etat Pascal Broulis parvient toujours à trouver un instant pour défendre la RIE III. «Quand je m’engage dans une campagne, je le fais toujours à fond, mais particulièrement ces jours où se disent tellement de bêtises! Le Parti socialiste suisse, qui a lancé le référendum, prend une grosse responsabilité en matière d’emploi.»

LA SUISSE CONCURRENCÉE Le grand argentier vaudois rappelle le contexte extérieur qui accentue la pression sur la Suisse et ravive la concurrence internationale pour attirer les entreprises. «La Grande-Bretagne s’organise pour sortir de l’Europe et se montre agressive. Trump veut rapatrier des emplois. Avec la Russie fragilisée et les géants d’Asie, on sent qu’on n’est pas grand-chose.»

PRENDRE DE L’AVANCE Avec la réforme de l’imposition des entreprises proposée, l’élu PLR estime que notre pays ne se contentera pas de répondre aux requêtes internationales, mais qu’il prendra une avance prépondérante avec une fiscalité moderne. «Qu’on le veuille ou non, la Suisse doit abolir les statuts spéciaux vieux de 70 ans (ndlr: pratiques permettant de réduire l’assiette fiscale des entreprises actives à l’international). Mais pour continuer à donner aux entrepreneurs l’envie d’investir en Suisse, la loi prévoit des outils sur mesure.» C’est justement cette boîte à outils permettant diverses déductions liées aux investissements consentis en Suisse qui a motivé le référendum.

RASSURER LES INVESTISSEURS «Les grandes sociétés fournissent environ 10% de nos emplois. Il faut des lois claires, à même de rassurer des conseils d’administration qui ne siègent que quelques fois par an. Ces décideurs sont avides de stabilité.» Et pour convaincre ceux qui minimisent le risque de délocalisation, le conseiller d’Etat rappelle les chocs que représentent les annonces de licenciements ou de déplacements de personnel que Nyon a connu avec Novartis ou Generali. «C’est normal, car la dignité passe par le travail. Evitons de faire fuir ceux qui en donnent.» Il rappelle aussi l’exemple de Nestlé qui hésitait à produire son café en Suisse au lendemain du refus de l’Espace économique européen. «Ce sont les gages de stabilité que nous avons pu fournir qui l’ont convaincu d’investir dans le canton de Vaud, pas le coût de la main-d’œuvre.»

PAS DE DÉPENDANCE Pascal Broulis se défend de l’accusation d’avoir forgé un tissu économique dépendant des multinationales. «Au contraire, nous misons sur la diversité et l’innovation avec la proximité des hautes écoles. Nous avons créé un Environnement économique intelligent dans lequel les grosses sociétés paient beaucoup d’impôts. Et leurs employés qualifiés contribuent aussi.»


Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Résumé de la semaine

Ne ratez plus rien de l'actu locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque samedi toutes les infos essentielles de la semaine !

Recevez chaque samedi les infos essentielles de la semaine !

À lire aussi...

RÉFORME FISCALEUn second vote aux fronts plus marquésUn second vote aux fronts plus marqués

Top