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Quels besoins de logements pour les Vaudois en 2040?

Le canton de Vaud chiffre ses futurs besoins en matière de logements. Il s'intéresse en particulier aux seniors, qui représenteront jusqu'à un quart de sa population à l'horizon 2040.

17 déc. 2018, 16:53
Ici à Morges, il faudra construire encore de nombreux logements, notamment protégés, pour répondre à la constante hausse de la demande dans le canton.

Les conseillers d'Etat Béatrice Métraux et Pascal Broulis ont présenté lundi deux études qui évaluent les besoins en logement du canton vers 2040. Cet outil prospectif est important dans un canton en forte croissance, qui va bientôt accueillir son 800'000e habitant.

Le parc vaudois de logements a presque doublé depuis 1970. Le canton connaît pourtant une situation de pénurie depuis les années 2000, suivie d'une légère détente ces trois dernières années. Ce qui pourrait ne pas durer.

Nouveaux logements nécessaires

La première étude évalue - selon un scénario moyen qui est le plus probable - entre 85'500 et 134'500 les logements supplémentaires qui seront nécessaires d'ici 2040. Ce besoin en logements s'avérera tributaire de l'évolution des modes de vie, du vieillissement démographique et de l'immigration, précise un communiqué de presse.

Il conviendra notamment de veiller à avoir suffisamment de logements à loyers modérés en ville et de porter une attention particulière aux besoins des plus de 65 ans. La seconde étude s'intéresse spécifiquement à cette population qui va passer de 125'800 personnes aujourd'hui à une fourchette oscillant entre 207'000 et 233'000 personnes en 2040, soit un quart de la population.

Loger les seniors

Actuellement, les seniors vivent souvent dans de grands logements (deux tiers de ces logements seraient sous-occupés). Et seule une infime minorité d'entre eux (2,5%) occupent des logements protégés ou spécifiquement pensés pour eux.

Le canton n'est pas un constructeur de logements, mais il peut fixer un cadre et introduire des incitations. Entrée en vigueur début 2018, la loi cantonale sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL) n'a pas encore déployé tous ses effets. Elle donnera des outils aux communes en matière de logements d'utilité publique (LUP), dont les logements protégés et à loyers modérés font partie.

Les communes pourront par exemple fixer un quota de LUP à construire sur leur territoire. La loi prévoit aussi un bonus pour les propriétaires qui construisent des logements d'utilité publique, a rappelé Béatrice Métraux. Un guide, publié en octobre dernier, fournit aux maîtres d'ouvrage un panorama complet de la question.

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