06.12.2017, 00:01

Une terre d’accueil des Bonaparte

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Hormis ses publications sur des sites d’histoire et des livres, Gérard Miège mène des visites guidées du Musée des Suisses dans le monde au château de Penthes, à Pregny-Chambésy.

 06.12.2017, 00:01 Une terre d’accueil des Bonaparte

HISTOIRE Spécialiste de l’histoire des relations franco-suisses, Gérard Miège invite à la balade sur les traces de la famille impériale.

«Dix ans après «La Suisse des Bonaparte», j’ai pensé qu’il fallait transcrire cette histoire familiale si riche dans notre décor d’aujourd’hui.» Ainsi, au lieu d’un ouvrage académique sur le général corse et son illustre famille, c’est bien une sorte de guide touristique que propose Gérard Miège. Avec le soutien des photos de son ami et éditeur Eric Caboussat, il...

«Dix ans après «La Suisse des Bonaparte», j’ai pensé qu’il fallait transcrire cette histoire familiale si riche dans notre décor d’aujourd’hui.» Ainsi, au lieu d’un ouvrage académique sur le général corse et son illustre famille, c’est bien une sorte de guide touristique que propose Gérard Miège. Avec le soutien des photos de son ami et éditeur Eric Caboussat, il retrace le parcours des Bonaparte en plusieurs époques à travers notre pays. Et La Côte y est à l’honneur avec plusieurs lieux d’établissement de la famille impériale ou d’origine de ses valeureux combattants.

Les passages de Napoléon par l’arc lémanique ont plutôt été motivés par des raisons militaires ou politiques. «Général victorieux des Autrichiens dans le nord de l’Italie, il se rend au sud de l’Allemagne pour signer la paix. Il traverse alors un pays en ébullition et favorisera la Révolution helvétique instaurant la République helvétique», relate l’auteur, soucieux de souligner l’importance du personnage dans notre propre histoire.

Ignorance à Coppet, tensions à Nyon

Lors de ce périple, il ignora superbement Coppet où résiderait plus tard sa rivale, Germaine de Staël. A Nyon, par contre, sa présence suscita bien des tensions dans l’entourage du bailli bernois. Et ces craintes n’étaient pas infondées car malgré l’heure tardive, la foule l’attendait à Rolle pour saluer le «libérateur de l’Italie». Les idées patriotes des de La Harpe y avaient déjà germé pour déboucher sur la révolution vaudoise peu après.

En 1800, alors Premier Consul, Napoléon réemprunta les routes du bord du Léman pour attaquer une nouvelle fois les Autrichiens dans le nord de l’Italie. Saint-Sulpice est le théâtre de sa revue des troupes et un admirateur plante un chêne en son honneur. C’est l’un des lieux à visiter que propose Gérard Miège. «J’espère que mon ouvrage accompagnera les curieux sur leur terrain, dans leurs balades. Il est temps d’écrire l’histoire pour tout un chacun», revendique celui qui a mis sur pied, au château de Penthes, une «promenade dans l’histoire de la Suisse».

Prangins, terre d’asile

Dans son ouvrage de 128 pages publié aux éditions Cabédita, il présente les lieux de résidence et les personnages clés qui ont fait rayonner le nom de Bonaparte. Prangins y figure en bonne place, elle qui en a accueilli deux générations. Econduit au château d’Allaman qu’il souhaitait acquérir, Joseph Bonaparte, frère aîné de Napoléon, acheta le château de Prangins et ses terres pour son exil forcé de 1814. Il le revendit et en 1859, son neveu Napoléon- Jérôme Bonaparte, dit Plon-Plon, racheta une bonne partie du domaine et y bâtit, en deux temps, deux résidences: le club-house du golf du Domaine Impérial à Gland et la villa Prangins, sur la pointe de Promenthoux, toujours en mains de ses descendants.

Pour ce septième livre, Gérard Miège a mis à profit son goût pour fureter dans toutes sortes d’écrits. «J’aime plonger dans les archives et effectuer un travail de collationnement. Le plus difficile consiste à tirer la part du vrai et du faux, s’émanciper des messages politiques dans certains écrits et surtout faire preuve de neutralité... autant que faire se peut», reconnaît le presque sexagénaire. Sous sa plume, la petite histoire rejoint la grande, donnant une nouvelle dimension à des lieux connus de notre quotidien.

«Sur les pas des Bonaparte en Suisse», 128 pages, Ed. Cabédita


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