13.01.2020, 19:20

Yves Ravenel démissionne du Grand Conseil vaudois

chargement
Yves Ravenel a annoncé sa décision aux députés, en ouverture de séance.

Politique Yves Ravenel démissionne lundi avec effet immédiat de sa fonction de député au Grand Conseil vaudois. L’élu UDC était au cœur de la tourmente depuis début janvier, suite à la révélation de sa condamnation pour menaces sur son épouse.

Yves Ravenel démissionne lundi avec effet immédiat de ses fonctions de président et de député du Grand Conseil vaudois. L’élu UDC était dans la tourmente depuis la révélation d’une condamnation pour menaces sur son épouse. Le bureau du Parlement salue cette décision.

Le syndic de Trélex a annoncé sa décision dans un communiqué publié lundi soir. Dénonçant une «déferlante médiatique» sur sa vie privée, il a reconnu que «la confiance et la sérénité requises pour représenter les Vaudoises et les Vaudoise ne sont plus rassemblées».

Dans un communiqué envoyé dans la foulée, le Bureau du Grand Conseil a salué «sa décision de faire primer l’intérêt des institutions, permettant ainsi au Grand Conseil de continuer à fonctionner sans crise majeure». La 1ère vice-présidente, Sonya Butera, qui avait déjà repris le perchoir dans l’urgence la semaine dernière, exercera la charge présidentielle ad intérim jusqu’au terme de l’année parlementaire, à savoir le 30 juin 2020.

Retour à la sérénité

Le PS, qui avait réclamé la démission d’Yves Ravenel de la présidence, a «pris acte» de son départ. «C’est la suite attendue des révélations sur sa condamnation. La dignité de la fonction est maintenue. Nous saluons le retour à la sérénité au Grand Conseil», a déclaré à Keystone-ATS Jessica Jaccoud, présidente du PS Vaud.

Marc-Olivier Buffat, président du PLR, a également «pris acte» de cette démission. «La semaine dernière, j’avais appelé à la responsabilité des élus, en particulier lorsqu’il s’agit d’un président de Grand Conseil. Mon appel a été entendu».

Condamnation

Le président du Parlement vaudois, qui est aussi le premier citoyen du canton, était sous le feu des médias depuis la révélation de sa condamnation, l’été dernier, pour menaces qualifiées et tentative de menaces qualifiées sur son épouse. Une condamnation à laquelle il avait d’abord fait opposition, avant de l’accepter.

Ces derniers jours, Yves Ravenel a assuré n’avoir jamais commis de violences physiques envers sa future ex-femme, avec qui il est en procédure de divorce depuis plusieurs années. Il reconnaît avoir cassé des ampoules devant sa maison avec un balai. Il réfute en revanche avoir jeté ce balai en direction de sa femme. Il nie aussi un précédent épisode, qui l’aurait vu prononcer une menace de mort.

Dans un ping-pong médiatique, son épouse a à son tour donné sa version des faits lundi dans «24 Heures». Selon elle, il ne s’agissait pas d’un simple coup de sang, mais «la continuité d’agressions et de harcèlement psychologiques.»

Six mois de présidence

Yves Ravenel devait annoncer mardi devant le Grand Conseil s’il entendait rester à son poste de président. Il a finalement jeté l’éponge la veille, en revenant sur son parcours politique. Il s’est dit «honoré d’avoir pu être au service des Vaudoises et des Vaudois», et en particulier d’avoir assumé la présidence du Grand Conseil durant les six derniers mois.

«Tout au long de ma carrière politique, j’ai eu à cœur de défendre, de valoriser et de représenter les institutions de notre canton. J’ai la conviction de les avoir servies avec loyauté et diligence», a-t-il expliqué dans un communiqué de presse.

Démission exigée par la gauche

Sa démission avait été exigée par les socialistes, les Verts et la gauche radicale, dès que l’affaire est sortie au début de la semaine passée. Les autres groupes parlementaires étaient restés un peu plus réservés. Seule l’UDC avait défendu son poulain. Elle tiendra un point de presse mardi matin.

Une décision saluée

Le bureau du Grand Conseil n’a pas d’ailleurs pas tardé à réagir et «salue sa décision de faire primer l’intérêt des institutions, permettant ainsi au Grand Conseil de continuer à fonctionner sans crise majeure», écrit-il dans un communiqué.

A la suite du retrait d’Yves Ravenel, la première vice-présidente Sonya Butera exercera la charge présidentielle ad intérim jusqu’au terme de l’année parlementaire, soit jusqu’au 30 juin 2020. Pour ce faire, elle pourra compter sur l’appui de la deuxième vice-présidente Laurence Cretegny.

Cette procédure ne requiert pas d’élection par le Grand Conseil, Sonya Butera et Laurence Cretegny conservant respectivement leur titre de première et deuxième vice-présidentes. Un membre du Bureau sera prochainement élu en remplacement d’Yves Ravenel.

FLOS

ATS

Résumé du jour

Ne ratez plus rien de l'actualité locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir toutes les infos essentielles de la journée!

Recevez chaque soir les infos essentielles de la journée !

Résumé de la semaine

Ne ratez plus rien de l'actu locale !

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez chaque samedi toutes les infos essentielles de la semaine !

Recevez chaque samedi les infos essentielles de la semaine !

À lire aussi...

PolitiqueCondamné au pénal, le président Ravenel vacilleCondamné au pénal, le président Ravenel vacille

Affaire Ravenel«Elle n’a aucune volonté de lui causer du tort»«Elle n’a aucune volonté de lui causer du tort»

polémiqueVaud: Yves Ravenel, président du Grand Conseil condamné, hésite à démissionnerVaud: Yves Ravenel, président du Grand Conseil condamné, hésite à démissionner

Top