08.12.2016, 00:01  

Kito de Pavant secouru dans le Grand Sud

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Kito de Pavant a été récupéré sain et sauf.

 07.12.2016, 23:27   Kito de Pavant secouru dans le Grand Sud

VOILE Alors que le Versoisien Alan Roura s’attaque à l’Indien, Kito de Pavant a été sauvé par le «Marion Dufresne II».

jean-guy python

sports@lacote.ch

Kito de Pavant se battait depuis mardi contre une importante voie d’eau dans des creux de 6 mètres. Il a été sauvé in extremis tôt mercredi matin par le navire «Marion Dufresne II», le ravitailleur des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Le navire se trouvait par...

jean-guy python

sports@lacote.ch

Kito de Pavant se battait depuis mardi contre une importante voie d’eau dans des creux de 6 mètres. Il a été sauvé in extremis tôt mercredi matin par le navire «Marion Dufresne II», le ravitailleur des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Le navire se trouvait par miracle à environ 200 km au nord des îles Crozet, là où «Bastide-Otio» a touché un ofni.

«J’ai tapé quelque chose de dur avec la quille. Le choc a été brutal et le bateau s’est arrêté net. Le puits de quille est arraché, il y a une grosse voie d’eau à ce niveau. Actuellement, il y a 40 nœuds de vent et 5 à 6 mètres de creux. La situation est stabilisée pour le moment. Le matériel de survie est à côté de moi. Il va falloir venir me chercher». C’est le message que Kito a envoyé à la direction de course mardi matin. Depuis, le Montpelliérain a pu être récupéré par le navire français: «J’ai eu de la chance dans mon malheur! Le «Marion Dufresne» était sur zone et il n’y est que quatre fois par an… Les conditions étaient mauvaises et en fin de nuit, je n’arrivais plus à étaler la voie d’eau. Les planchers flottaient, ça a été dur d’abandonner mon bateau au milieu de nulle part, ça me fait mal au cœur de le perdre. Mais c’était la seule solution. Je n’avais quasiment plus d’énergie pour les pompes et je ne pouvais pas recharger les batteries, puisque le moteur était sous l’eau…»

Kito de Pavant, sauvé grâce à une opération délicate menée avec un semi-rigide dans 30 nœuds de vent, va maintenant faire le tour des Terres australes françaises pendant trois semaines avant d’être rapatrié sur La Réunion. Son abandon porte à sept le nombre de concurrents qui ont déjà été contraints d’arrêter la course. Hier, c’était Sébastien Josse, à bord de «Edmond de Rothschild», sur bris de foil. Il fait route vers l’Australie.

Alan Roura est entré dans l’Océan Indien

Cette fois, le Versoisien a vraiment accroché l’autoroute du Grand Sud. Mardi 6 décembre en fin de matinée, après 29 jours 22 heures 41 minutes de navigation, Alan Roura et son bateau «La Fabrique» ont franchi le cap de Bonne-Espérance, premier des trois grands points de passage obligés du Vendée Globe.

Au programme, de longs surfs au gré des dépressions qui se succèdent, du Brésil à la Nouvelle-Zélande… Il s’agira pour Alan d’attraper ces vents de nord-ouest puissants tout en négociant intelligemment les passages de fronts avec leurs violents grains d’ouest: des conditions extrêmement sollicitantes pour le skipper et sa machine. Mais à bord, le moral reste au beau fixe, d’autant que grâce à son choix d’aller raser les côtes brésiliennes, Alan a finalement pu recoller au peloton des «vintage». Il pointe en 18e position. Et devant, à un océan de distance, c’est toujours Armel Le Cléac’h et Alex Thomson qui mènent le bal en approche du Pacifique.


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