04.11.2016, 00:01  

Vendée Globe: le Versoisien Alan Roura bientôt seul en mer

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La joueuse de tennis Belinda Bencic n’a pas manqué le baptême du bateau d’Alan Roura, jeudi soir. Champagne!

 04.11.2016, 00:10   Vendée Globe: le Versoisien Alan Roura bientôt seul en mer

Par jean-guy python

VOILE Plus jeune concurrent de l’histoire de l’épreuve, Roura s’élancera dimanche avec l’ex-Superbigou de Bernard Stamm.

Ils seront 29, dimanche sur le coup de 13h, à quitter les Sables-d’Olonne pour un périple autour du monde par les trois caps, Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn. Le Vendée Globe est à ce jour la circumnavigation la plus extrême, en solitaire, sans escale et sans assistance. Parmi les navigateurs qui vont s’attaquer à l’Everest des mers, un seul...

Ils seront 29, dimanche sur le coup de 13h, à quitter les Sables-d’Olonne pour un périple autour du monde par les trois caps, Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn. Le Vendée Globe est à ce jour la circumnavigation la plus extrême, en solitaire, sans escale et sans assistance. Parmi les navigateurs qui vont s’attaquer à l’Everest des mers, un seul Suisse: le benjamin de la course, Alan Roura. A 23 ans, le gamin de la flotte a grandi sur un bateau et totalise quand même plus de 100 000 milles marins au compteur.

Le Vendée Globe 2016 revêt un caractère spécial puisque six concurrents vogueront sur des coursiers de dernière génération équipés de foils. C’est la grande inconnue de cette édition. Certains prédisent déjà une amélioration du record de presque trois jours!

Avant d’embouquer le chenal des Sables dimanche à l’aube, les concurrents s’activent à bord. La semaine a été chargée pour Alan sur les pontons de Port-Olona. Même si son monocoque a l’air prêt au départ, lui et son équipe peaufinaient les derniers réglages à bord du 60 pieds «La Fabrique», aux couleurs helvétiques. «Il y a encore 2-3 bricoles, branchement à l’ordinateur, petite caméra à installer et toute une série de petits plus à l’intérieur. Mais le gréement, les voiles et tout ce qui est mécanique est prêt. Ce qu’on a mis en place dans la cellule de vie est simple, léger et fonctionnel et c’est vraiment comme je l’imaginais. Au niveau de l’avitaillement, tout est à bord. Il ne reste plus que le frais, les fruits et les légumes que nous amènerons la veille du départ», explique Alan entre deux sollicitations de visiteurs avides de selfies et d’autographes.

«C’est magique»

«Ça fait bizarre! Nous, marins, on a l’habitude d’être dans l’ombre, concentrés sur notre projet ou occupés à trouver des sous. Il y a une phrase que j’aime bien: il vaut mieux être petit chez soi que grand chez les autres. Donc je reste petit dans mon coin. Je vis mon truc, j’essaie d’éviter un peu la foule pour rester dans ma bulle. Mais c’est magique de voir l’engouement autour des bateaux, des marins. C’est joli.»

On admire ces bateaux avec leur mât et leur coque immenses, les winches énormes. «Comment un gars peut-il manier ça tout seul autour du monde? Avec la vitesse favorisée par l’utilisation des foils, je crains une multiplication des chocs et par conséquent des traumatismes plus graves. J’espère sincèrement que je n’aurai pas à trop intervenir, mais je suis tendu.» Jean-Yves Chauve, le médecin des marins, nous confiait jeudi son inquiétude. D’autant que la Météo annoncée dans le Golfe de Gascogne s’annonce musclée. Pour le départ est prévu un vent de nord-nord-ouest de 18 à 20 nœuds avec une houle de 2 mètres. Dans les premières heures de course, le vent pourrait atteindre 25 nœuds (près de 50 km/h). Les choses vont se gâter lundi au passage d’une deuxième dépression avec des vents annoncés à plus de 35 nœuds (plus de 60 km/h). Du lourd.

Confiance

Ces prévisions n’ont pas l’air d’effrayer le navigateur de Versoix: «Non, ça ne me fait pas peur, parce que je m’y attendais. Chaque départ de course que j’ai pris a été musclé. Ça va faire un tri assez rapidement. Malgré tout, la météo me semble plutôt correcte. Même si le golfe de Gascogne réserve ses misères, ça va être un beau dégolfage, rapide. Mon appréhension, c’est plus le chenal de sortie avec tout ce monde et se retrouver en quelques instants entouré de centaines de milliers de personnes, ça va être une bonne baffe.»

Jeudi soir, le navigateur suisse baptisait son coursier et la marraine n’était autre que la joueuse de tennis Belinda Bencic qui a brisé la bouteille de champagne sur la coque de «La Fabrique» des sables-d’olonne,jean-guy python


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