07.12.2017, 00:01

Bâle, trois mois pour une métamorphose

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Michael Lang et les Bâlois ont réussi un bel exploit.

 07.12.2017, 00:01 Bâle, trois mois pour une métamorphose

Par ats

Le FC Bâle jouera pour la troisième fois de son histoire les 8es de finale de la Ligue des champions. L’exploit est grand, d’autant plus lorsque l’on se souvient des difficultés rencontrées par l’équipe du président Bernhard Burgener en début de saison.

Le directeur technique Marco Streller n’était pas le moins euphorique dans le camp rhénan mardi soir après la...

Le FC Bâle jouera pour la troisième fois de son histoire les 8es de finale de la Ligue des champions. L’exploit est grand, d’autant plus lorsque l’on se souvient des difficultés rencontrées par l’équipe du président Bernhard Burgener en début de saison.

Le directeur technique Marco Streller n’était pas le moins euphorique dans le camp rhénan mardi soir après la victoire décisive fêtée à Lisbonne face au Benfica (0-2). Une telle issue dans cette phase de poules semblait pourtant difficilement envisageable il y a tout juste trois mois. Le 9 septembre, un FCB décevant s’inclinant ainsi à domicile face à Lausanne (1-2). Onze jours plus tard, il touchait le fond en s’inclinant à Saint-Gall sur le même score. Entre ces deux rencontres, les joueurs de Raphaël Wicky étaient dominés 3-0 sur la pelouse de Manchester lors de la 1re journée de la Ligue des champions.

«Tout va très vite»

Les critiques fusaient alors de toutes parts. La révolution entreprise durant l’intersaison (changements de président, de chef technique et d’entraîneur, nouvelle philosophie privilégiant l’éclosion des jeunes joueurs formés au club) semblait déjà un échec. Mais du côté de Saint-Jacques, on a su garder ses esprits, et surtout garder confiance. «Je suis fier de ce que nous avons accompli. Nous avons continué à croire en nos idées, et avons été récompensés pour cela», se réjouit ainsi Marco Streller, qui n’a jamais cessé de clamer que la qualification pour les 8es de finale de C1 restait l’objectif de son équipe.

«C’était une période intensive. Les critiques sont survenues bien trop vite. Mais ce qui est bien dans le football, c’est que tout va très vite», lâche pour sa part Michael Lang, l’un des grands artisans de la renaissance bâloise cet automne. Tout va si vite que Bâle n’accuse désormais plus que quatre longueurs de retard sur le leader YB en Super League. Le FCB s’est aussi qualifié pour les demi-finales de la Coupe de Suisse, et a établi un record pour un club suisse avec les 12 points glanés dans la phase de poules de la Ligue des champions. «C’est absolument incroyable. Je suis vraiment très heureux pour Raphaël Wicky, pour son staff et pour ses joueurs», glisse Marco Streller.

Du temps pour tout mettre en place

Raphaël Wicky est pourtant un «rookie», lui qui n’avait jamais dirigé d’équipe professionnelle avant de s’engager pour succéder à Urs Fischer. Mais le Valaisan œuvre déjà avec une grande maîtrise, tant au niveau du coaching que de son discours. Il n’a d’ailleurs pas usé de superlatifs au moment d’analyser le parcours de son équipe, s’empressant de remercier les membres de son staff: «Sans eux, je ne serais rien. Nous travaillons en très étroite collaboration. Je n’ai pas besoin de gens qui se contentent de mettre les cônes en place à l’entraînement. J’ai besoin de collaborateurs qui expriment leur opinion.»

L’équipe a mis un peu de temps à assimiler les différents systèmes voulus par son entraîneur, mais elle s’est rapidement rendu compte que cette formule était gagnante. «Nous sommes capables de passer d’une défense à plat à une défense à trois sans aucun problème. Cette flexibilité est notre grande force», analyse ainsi Marco Streller. ats


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