"14 millions d'habitants en Suisse: c'est vivable"

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Aménagement D'après une étude d'un professeur d'architecture à l'EPFL, la Suisse pourrait contenir jusqu'à 14 millions d'habitants.

  28.03.2014, 12:24
La vue aérienne de Nyon (ici le Léman) depuis l'habitacle de la plus haute grue de Suisse au chantier des Résidences du Parc.

"Une Suisse à quatorze millions d'habitants, c'est vivable", affirme Harry Gugger, professeur d'architecture à l'EPFL, dans une interview parue vendredi dans le quotidien "Le Temps". L'idée: densifier les villes de taille moyenne du Plateau, sans toucher aux surfaces vertes, agricoles ou de détente.

"Les zones métropolitaines, comme Genève et Zurich, ont atteint leurs limites, pas spatialement mais économiquement. En revanche, certaines villes du Plateau pourront absorber beaucoup de nouveaux habitants", selon M. Gugger. Le spécialiste a mené une recherche durant deux ans, avec pour objectif d'examiner comment et où distribuer une population plus nombreuse à l'échéance 2048.

M. Gugger mentionne ainsi les villes à basse densité comme Olten (SO), dont le potentiel urbain est largement sous-exploité. "A Olten, il y a plus d'emplois que d'habitants, une aberration du point de vue de l'aménagiste urbain." Il rappelle en outre que toute la Suisse a une basse densité. "Le Grand Londres et ses 8 millions d'habitants tiennent sur une surface équivalant à la moitié du canton de Zurich."

"Il faut une volonté politique pour favoriser l'urbanisation de ces localités, une difficulté dans un système fédéraliste", reconnaît cependant M. Gugger, qui estime que la nouvelle loi sur l'aménagement du territoire (LAT) va dans la bonne direction. Les cantons doivent désormais suivre le rythme, selon lui.

Pas toucher aux zones vertes

Le professeur ne souhaite en tout cas pas toucher aux terrains "libres", aux zones vertes ou agricoles. "Le charme de la Suisse, c'est la ville dans le parc, et l'accès immédiat à la nature doit être absolument préservé. La disparition des zones "calmes", comme le Gros-de-Vaud ou la Gruyère, serait une grande perte pour le caractère de la Suisse", assure l'architecte.

Ce qui implique de se restreindre à des zones déjà construites, poursuit-il en soulignant qu'il y a un "besoin de régulation". M. Gugger n'est par contre pas partisan de la densification verticale, car "les tours peuvent poser davantage de problèmes de société".

"Notre projection à quatorze millions d'habitants en 2048 est plus haute que le scénario officiel, qui table sur dix millions en 2050. Reste à voir quels seront les effets de l'initiative de l'UDC sur cette évolution", estime encore l'architecte. Il rappelle cependant que "la Suisse va rester une place économique attractive et que sa population continuera de croître".


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