Drame conjugal: il tue et "enterre" sa femme: 17 ans de prison requis

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Drame conjugal Dans le canton de Saint-Gall, un père de famille de 52 a tué sa femme dans son sommeil avant de se débarrasser du corps dans un puits. Il risque 17 ans de prison.

  07.08.2015, 15:15
Drame conjugal: il tue et "enterre" sa femme: 17 ans de prison requis

Un père de famille de 52 ans qui a tué brutalement son épouse en plein sommeil avant d'enterrer son cadavre dans un puits à Untereggen (SG) risque une peine de 17 ans de prison pour assassinat. Telle est la sanction requise mardi par le Ministère public. La défense a plaidé le meurtre passionnel.

Mené par le Tribunal de district de Rorschach (SG), le procès de ce drame conjugal s'est déroulé à St-Gall dans la salle du Tribunal cantonal St-Gall, en raison du fort intérêt médiatique que l'affaire suscite. Les faits remontent au 3 décembre 2011. Le couple se trouve alors en phase de séparation, chacun se trouvant dans une nouvelle relation amoureuse, mais vivant encore sous le même toit.

Alors que les trois enfants du couple et leur mère de 43 ans dorment, le père pénètre en pleine nuit sur la pointe des pieds dans la chambre de sa victime. Il l'assomme avec un marteau avant de l'étrangler avec une attache autobloquante et un sac en plastique. Il cache ensuite le cadavre à côté de la maison familiale, dans un puits qu'il recouvre de terre.

Fausse piste et "aide" aux recherches

Pour amener les enquêteurs sur une fausse piste, il prend aussitôt la voiture de la victime et la gare dans le village voisin, sans la verrouiller. Le soir suivant, le frère de l'épouse informe la police de la disparition de sa soeur. Des recherches intensives s'engagent alors durant plusieurs jours. Le meurtrier y participe lui aussi.

Lorsque les enquêteurs apprennent que le couple était en crise, leurs soupçons se portent alors sur le mari. Trois semaines plus tard, ils retrouvent le cadavre au fond du puits recouvert de terre et arrêtent le meurtrier. Ce dernier avoue immédiatement. Il purge actuellement le début de sa peine de manière anticipée, depuis mars 2012.

Pour "protéger les enfants"

Face à la Cour, le père de famille a nié avoir planifié son acte. Il a affirmé avoir voulu "protéger" ainsi les enfants contre leur mère de plus en plus fidèle à des croyances ésotériques, selon lui. "J'ai commis une énorme erreur", a-t-il admis.

Le procureur a contesté cette version des faits. L'accusé est allé chercher, dans le garage, les outils nécessaires à son crime. Il a même donné à manger au chien en pleine nuit, afin qu'il reste calme au moment du meurtre. Enfin, il a frappé son épouse à près d'une dizaine de reprises à la tête avec le marteau, ne lui laissant ainsi aucune chance de survie.

Le représentant du Ministère public a requis une peine de 17 ans de prison pour assassinat. L'avocat de la famille de la victime et de ses enfants a toutefois estimé qu'une telle sanction n'était pas assez sévère.

Troubles compulsifs

Pour la défense au contraire, le crime commis par le père de famille constitue un meurtre passionnel. Il ne doit donc pas être sanctionné de plus de 10 ans de prison.

S'appuyant sur une expertise psychiatrique, l'avocat du prévenu a décrit un homme dépressif, surchargé de travail et tendu, qui souffre de troubles compulsifs aigus lui faisant refouler ses émotions. Ancien décathlonien, l'informaticien a agi par désespoir et par peur pour l'avenir de ses enfants, le divorce ayant semblé inéluctable.


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