01.05.2018, 12:40

Fête du travail: pour le 1er mai, les Suisses appellent à l'égalité salariale

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Fête du travail Dans le cadre de la journée du 1er mai, les Suisses ont manifesté dans tout le pays pour appeler à de meilleures conditions de travail, demandant notamment l'égalité salariale.

"Egalité salariale. Point final!" Ce slogan a rallié mardi les syndicats et leurs sympathisants pour le 1er mai. Une cinquantaine de manifestations ont lieu dans toute la Suisse. Les voix se sont élevées pour de meilleures conditions de travail.

Au centre de tous les discours: le salaire des femmes. Le principe d'égalité salariale est inscrit dans la Constitution depuis 1981. Mais les femmes sont toujours victimes de discriminations, dès leur premier emploi.

Leur salaire est réduit de 7% par rapport à un homme. Elles reçoivent en moyenne 600 francs de moins par mois, un déséquilibre "absurde". Et les entreprises qui tolèrent cette différence agissent dans l'illégalité, soulignent mardi les membres des syndicats dans leurs discours.

Pure discrimination

Cette différence ne peut être expliquée par des facteurs objectifs. L'expérience n'a rien à voir: c'est de la pure discrimination, lance Regula Bühlmann, membre de l'Union syndicale suisse (USS). C'est pourquoi le Conseil fédéral veut introduire des contrôles et des sanctions pour les entreprises.

L'Islande a déjà introduit de telles mesures. Mais le Conseil des Etats ne veut pas en entendre parler. Une femme peut toujours porter plainte. Mais ce processus, long et incertain, se termine souvent par un licenciement, critique Mme Bühlmann.

Au mieux, les sénateurs proposent des mesures volontaires. Et la syndicaliste de s'interroger: "La limite d'alcoolémie est-elle facultative? Et la vitesse sur l'autoroute?"

Acquis attaqués

Trop souvent les acquis des employés sont attaqués, critique le président du syndicat du personnel des transports (SEV), Giorgio Tuti. Et de citer en exemple la réforme des prestations complémentaires et celle de l'AVS. La droite veut maintenant imposer un âge de la retraite plus élevé pour les femmes, mais sans compensations financières.

La droite veut également économiser sur le service public, notamment dans les médias et les transports publics. Les CFF suppriment 1400 postes et veulent encore économiser, sur le dos des travailleurs, en remodelant la convention collective de travail. La direction veut diminuer les salaires, réduire les vacances ou encore augmenter le temps de travail, critique M. Tuti.

"La direction joue avec le feu", ajoute Paul Rechsteiner, président de l'USS depuis Winterthour (ZH). Le directeur empoche les millions et fait pression sur ses employés. M. Rechtsteiner brandit déjà la menace d'une grève.

ATS

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