08.12.2017, 00:01

Garde-frontière coupable de la mort d’un bébé

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 08.12.2017, 00:01 Garde-frontière coupable de la mort d’un bébé

Par ats

Un garde-frontière a été reconnu coupable, hier, de la mort d’un enfant à naître d’une Syrienne. Cette femme avait fait une fausse couche durant son renvoi en Italie en 2014 car il lui avait refusé une aide médicale.

Le Tribunal militaire 4, à Berne, a condamné l’homme à une peine privative de liberté de 7 mois et à une peine...

Un garde-frontière a été reconnu coupable, hier, de la mort d’un enfant à naître d’une Syrienne. Cette femme avait fait une fausse couche durant son renvoi en Italie en 2014 car il lui avait refusé une aide médicale.

Le Tribunal militaire 4, à Berne, a condamné l’homme à une peine privative de liberté de 7 mois et à une peine pécuniaire de 60 jours amendes à 150 francs. Deux sanctions assorties du sursis. Il a été reconnu coupable de lésions corporelles par négligence, de tentative d’interruption de grossesse et de violations répétées des prescriptions de service.

Enceinte de sept mois

Le mari de la victime, qui était présent durant une bonne partie du procès, a déclaré qu’il était soulagé par le verdict de culpabilité. Il a estimé cependant que la peine n’était pas à la mesure de la mort de son enfant.

La famille syrienne, dont la femme était enceinte de sept mois, avait été interceptée à la frontière franco-suisse début juillet 2014. Elle tentait de gagner la France depuis l’Italie avec un groupe d’une trentaine de Réfugiés. Ils avaient pris place dans un bus afin d’être refoulés en Italie par Brigue. Le garde-frontière assumait seul la responsabilité du groupe pendant ce transport.

Peu avant l’arrivée à Brigue, la femme enceinte s’était plainte de douleurs et de saignements, problèmes qui s’étaient aggravés rapidement. A plusieurs reprises, son mari avait réclamé en vain une assistance médicale. Ce n’est que lorsqu’il avait fallu la porter dans le train à destination de l’Italie que le militaire avait reconnu qu’elle n’allait pas bien du tout.

Au lieu d’appeler un médecin, il les a tout de même fait embarquer pour Domodossola (I). Le garde-frontière avait ensuite appelé les autorités italiennes pour les informer qu’une femme enceinte souffrante se trouvait à bord. Elle mit au monde à l’hôpital de Domodossola un bébé mort-né prénommé Sarah. ats


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