08.12.2017, 00:01

Jacqueline de Quattro: accusations dénuées de fondement

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Le Conseil d’Etat a tranché, hier: la conseillère d’Etat vaudoise Jacqueline de Quattro n’a pas fait preuve de favoritisme envers le groupe Orllati.

 08.12.2017, 00:01 Jacqueline de Quattro: accusations dénuées de fondement

Par Lausanne, jérôme cachin

VAUD Le Conseil d’Etat réfute les allégations de conflits d’intérêts entre la magistrate et le groupe Orllati.

Il n’y a aucune raison que la conseillère d’Etat vaudoise Jacqueline de Quattro se voit retirer le dossier des relations entre son département et le groupe de construction Orllati. Jacqueline de Quattro n’est pas en «conflit d’intérêt» avec ce groupe et n’a fait preuve d’aucun «favoritisme» à son égard, dit en substance le Conseil d’Etat vaudois qui a examiné...

Il n’y a aucune raison que la conseillère d’Etat vaudoise Jacqueline de Quattro se voit retirer le dossier des relations entre son département et le groupe de construction Orllati. Jacqueline de Quattro n’est pas en «conflit d’intérêt» avec ce groupe et n’a fait preuve d’aucun «favoritisme» à son égard, dit en substance le Conseil d’Etat vaudois qui a examiné l’affaire mercredi.

Orllati est en conflit avec un autre groupe géant, celui du promoteur Bernard Nicod. L’entreprise a été accusée de pollution par le communicant Fabien Dunant. Ce dernier nie être payé par Bernard Nicod, mais se désigne comme un citoyen lanceur d’alerte. «C’est un conflit entre concurrents», souligne la ministre PLR. «Nous n’accepterons pas d’être pris en otages». Hier matin, le gouvernement vaudois a invité les médias dans une ambiance de communication de crise. Il n’y a pourtant pas matière à précipitation, ont promis la cheffe du Département du territoire et de l’environnement, Jacqueline de Quattro, et le chancelier Vincent Grandjean quand ils sont arrivés devant les journalistes. Ce n’est pas parce que Avni Orllati a rejeté toutes les accusations dans une interview au quotidien 24 heures mercredi que le temps presserait soudain dans cette affaire.

Liens avec Marc Comina

C’est pour répondre à Fabien Dunand que le Conseil d’Etat, plutôt réservé jusqu’à présent, monte sur la scène médiatique. Cet ancien rédacteur en chef de 24 heures a été démasqué il y a trois semaines dans un article du Temps. Lui qui a diffusé plusieurs lettres anonymes contre Orllati a demandé par une lettre ouverte, samedi, que Jacqueline de Quattro soit écartée de cette affaire. Il met le doigt sur les liens entre cette dernière et le conseiller en communication d’Orllati, Marc Comina.

Certes, la magistrate et Marc Comina se connaissent bien, mais cela ne fait pas un conflit d’intérêt. «Je le vois régulièrement, mais dans un cadre privé», assure Jacqueline de Quattro. «Je lui paie un repas de temps en temps.» Par ailleurs, Marc Comina n’a été mandaté que deux fois par le département de Jacqueline de Quattro, depuis son entrée au gouvernement en 2007. La première fois pour la Police cantonale dans le cadre de la réforme policière, pour un montant de 30 000 francs. La seconde fois au sujet d’une réforme environnementale, pour un montant de moins de 3000 francs. Auparavant, Marc Comina avait œuvré dans la première campagne électorale de Jacqueline de Quattro en 2006 et 2007, «comme militant, à titre bénévole», précise-t-elle.

Il n’y a pas non plus de «favoritisme» pour Orllati, insiste la ministre. Jacqueline de Quattro explique avoir reçu en 2016 trois entrepreneurs et un avocat, sans les nommer. (Bernard Nicod a admis en faire partie.) Elle explique avoir pris au sérieux leurs accusations de pollution du site central d’Orllati à Bioley-Orjulaz, dans le Gros-de-Vaud.

«J’ai cru à leur histoire et j’ai dénoncé le cas au Ministère public», explique-t-elle. En mai 2017, le parquet ne constate pas de pollution et classe l’enquête, aujourd’hui attaquée devant le Tribunal fédéral. Jacqueline de Quattro estime que les trois dénonciateurs l’ont trompée: «Ils m’ont roulé dans la farine», admet-elle aujourd’hui. Lausanne, jérôme cachin


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