L'Etat pas impliqué dans l'attentat du Grütli

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Enquête Les services de l'Etat n'étaient pas impliqués dans l'attentat de 2007 au Grütli. Ils ne l'ont pas non plus commandité. La Délégation des commissions de gestion du Parlement refute la thèse d'un agent provocateur dans son rapport annuel publié aujourd'hui.

  31.01.2012, 13:14
Le 1er août 2007, une détonation s'était produite juste après le discours de Micheline Calmy-Rey au Grütli.

La délégation s'est penchée sur le sujet sur la base de plusieurs requêtes début 2011. La première émanait de l'avocat du prévenu, contre lequel aucune accusation n'a été retenue.

L'homme de loi souhaitait que la délégation se penche sur le refus du service de renseignement, confirmé par le Conseil fédéral, de dévoiler l'identité de la personne ayant déposé dans l'affaire. Selon le gouvernement, il en allait de la protection de cet informateur, qui s'était d'abord adressé à la police argovienne, contre d'éventuelles représailles de la part du prévenu.

L'avocat se demandait si la volonté de soustraire ces documents de la procédure pénale n'avait pas pour but de cacher une implication des services de l'Etat. Une autre requête, adressée par un autre auteur à divers parlementaires fédéraux, soupçonnait qu'un agent provocateur au service de l'Etat était derrière l'attentat.

Thèse réfutée

Selon les informations mises à la disposition de la délégation -  en particulier les dossiers de la police argovienne qui n'ont pas été communiqués aux autorités de poursuite pénale - ne contiennent  aucun indice permettant de penser que les services de l'Etat ont été impliqués dans l'attentat du Grütli ou qu'ils l'auraient commandité.

La délégation conclut également que l'informateur était inconnu du service de renseignement avant qu'il ne s'adresse à la police  argovienne. Elle suppose en outre que si cette personne n'avait pas fait une telle démarche, le service de renseignement n'aurait pas été impliqué dans la procédure pénale concernant l'attentat.

Le 1er août 2007, une détonation s'était produite juste après le discours de Micheline Calmy-Rey, alors présidente de la  Confédération. L'explosion avait été causée par un feu d'artifice enterré à une vingtaine de centimètres de profondeur et relié à un détonateur à retardement.

En septembre, trois autres charges ont explosé dans les boîtes aux lettres de personnalités politiques liées aux fêtes du Grütli.  Personne n'avait été blessé. Le Ministère public de la Confédération a clos son enquête sur l'attentat le 11 octobre 2011 sans émettre d'acte d'accusation.


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