La défense du libre choix du médecin s'organise

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Assurance maladie Les patients ne doivent pas perdre le libre choix de leur médecin.

  30.03.2012, 13:18
L'objectif est d'inciter les jeunes médecins à s'installer dans le canton au terme de leur formation de généraliste.

Le comité contre le projet de promotion des réseaux de soins intégrés part en campagne avec ce slogan. Selon lui, l'objet  est mal ficelé et risque de faire baisser la qualité de soins.

Le comité, composé notamment de médecins et de personnalités de gauche, part confiant sur l'issue de la votation du 17 juin, malgré  les divisions chez les praticiens et au sein du camp rose-vert. Le président de la FMH Jacques de Haller s'est ainsi félicité du  soutien de l'organisation faîtière des hôpitaux au «non».

Plusieurs UDC sont en outre contre cette révision de la loi sur  l'assurance maladie, a-t-il rappelé, annonçant dans la foulée la  création prochaine d'un comité bourgeois contre le projet. Le conseiller national Jacques Neirynck (PDC/VD) était quant à lui déjà  présent devant la presse vendredi.

Les intervenants ont souligné que leur opposition ne se  focalisait pas sur les réseaux de soins intégrés, où le patient est  suivi du début à la fin du traitement.  C'est le projet dont le Parlement a fini par accoucher qui est  critiqué.

La coresponsabilité budgétaire à laquelle seront soumis ces  réseaux est dans le collimateur du comité. «Les médecins ne peuvent  accepter de cautionner une loi qui imposera des budgets annuels à  tous les réseaux et donc un rationnement inévitable et nuisible des  soins», a critiqué l'ophtalmologue Michel Matter.

Fini le libre choix

Selon M. de Haller, c'en sera fini du libre choix de son médecin  mais aussi des autres soignants, de son hôpital et de son EMS. Ou  alors il faudra mettre la main au porte-monnaie, puisque la  participation aux coûts augmentera pour les assurés non affiliés à  un réseau. Pour un couple, la facture se montera à 1000 francs par  an.

Selon le comité, les malades chroniques et graves seront les  premiers à en faire les frais. Car les caisses continueront de  vouloir attirer les bons risques, a lancé Mme Fehr. Les régions  périphériques seront aussi désavantagées.

Et Mme Prelicz d'avancer plusieurs dilemmes auxquels seront  confrontés les patients. Untel devra peut-être abandonner son  médecin de famille parce que ce dernier a changé de réseau. Tel  autre devra se rendre dans un home très éloigné de son domicile  parce que son réseau ne lui en propose aucun plus proche.

Et quid des nombreux réseaux existants non soumis à la  coresponsabilité budgétaire ? Selon Mme Fehr, les assurés devront  passer à la caisse car ils ne seront pas considérés comme répondant  aux critères de la loi.

D'autres carences et «fausses allégations» du projet ont été  mises en avant. Les assureurs pourront ainsi contourner la nouvelle  interdiction de détenir un réseau en passant par leur branche  d'assurance privée, a affirmé la socialiste zurichoise.


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