22.05.2018, 10:32

Les hôpitaux de Suisse veulent se concentrer sur la qualité

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Selon Isabelle Moret, présidente de H+, le débat sur les coûts doit porter sur les incitatifs médicaux et pas seulement financiers.

Santé En conférence de presse annuelle, l'organisation faîtière des hôpitaux de Suisse a souligné que les différences de financement des prestations ambulatoires et stationnaires empêchent une action efficace.

Pour les hôpitaux de Suisse (H+), le débat sur les coûts doit porter sur les incitatifs médicaux et pas seulement financiers. La situation du Tarmed et les différences de financement des prestations ambulatoires et stationnaires empêchent une action efficace.

Selon l'organisation faîtière H+, qui tenait mardi sa conférence de presse annuelle à Berne, l’impasse dans laquelle se trouvent les tarifs ambulatoires, en particulier le système de tarification médicale Tarmed, constitue l’un des principaux écueils en vue d'une médecine efficiente.

Dans ce cadre, les deux interventions du Conseil fédéral en 2014 et en 2017 ont été effectuées exclusivement au détriment des fournisseurs de prestations, ont à nouveau critiqué les hôpitaux de Suisse. Elles ont selon eux également montré que les assureurs ne sont guère intéressés à trouver des solutions partenariales.

Considérations politiques

"Le Conseil fédéral peut s’inspirer de considérations politiques dans ses interventions, alors que les partenaires tarifaires doivent s’en tenir à des principes économiques selon la loi sur l’assurance maladie (LAMal)", a critiqué Isabelle Moret, présidente de H+.

"A l’avenir, on peut s’attendre à ce que les partenaires préfèrent ne plus participer au calcul économique des tarifs lorsque le résultat ne leur convient pas et essaient d’atteindre leurs objectifs par des pressions politiques", craint Mme Moret.

Pour elle, "seule une révision complète du droit tarifaire dans la LAMal permettra de surmonter cet obstacle. Elle devrait viser la suppression des possibilités actuelles de veto" des partenaires du Tarmed.

Revoir le financement des prestations

En outre, le financement des prestations ambulatoires doit être revu. Un financement uniforme des secteurs ambulatoire et stationnaire permettra d’éliminer les mauvaises incitations dans le système et les blocages qui paralysent les négociations tarifaires, pense H+. Cela implique que les cantons soient prêts à participer au remboursement des prestations ambulatoires également, comme ils le font aujourd’hui déjà pour les soins stationnaires.

Le financement du système de santé doit être conçu de manière à placer la médecine au premier plan, affirment aussi les hôpitaux. Pour eux, c’est la seule façon de maintenir un système de haute qualité, centré sur le patient.

ATS

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