07.12.2017, 00:01

Passage de témoin à Alain Berset

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Le conseiller fédéral socialiste Alain Berset a été élu président de la Confédération  pour 2018, par 190 voix sur 210 bulletins valables.

 07.12.2017, 00:01 Passage de témoin à Alain Berset

Par ats

CONSEIL FÉDÉRAL CONSEIL FÉDÉRAL Le socialiste prendra la présidence à la suite de Doris Leuthard.

Alain Berset présidera la Confédération en 2018. L’Assemblée fédérale a élu, hier, le socialiste fribourgeois de 45 ans par 190 voix sur 210 bulletins valables. Le chef du Département fédéral de l’intérieur succède à la démocrate-chrétienne Doris Leuthard.

Vingt bulletins ont porté le nom de personnalités diverses. Quatorze bulletins étaient blancs et quatre nuls. Avec l’excellent score de 190 voix,...

Alain Berset présidera la Confédération en 2018. L’Assemblée fédérale a élu, hier, le socialiste fribourgeois de 45 ans par 190 voix sur 210 bulletins valables. Le chef du Département fédéral de l’intérieur succède à la démocrate-chrétienne Doris Leuthard.

Vingt bulletins ont porté le nom de personnalités diverses. Quatorze bulletins étaient blancs et quatre nuls. Avec l’excellent score de 190 voix, Alain Berset fait mieux que Doris Leuthard qui, l’année passée, avait récolté 188 voix. Johann Schneider-Ammann a, lui, décroché 196 voix en 2015. Auparavant, il fallait remonter à Pascal Couchepin, en 2007, pour dépasser les 190 voix. Le Parlement a encore élu Ueli Maurer vice-président du Conseil fédéral par 178 voix sur 192 valables.

Lors de son discours, donné dans les quatre langues nationales, le futur président de la Confédération s’est voulu confiant envers l’avenir. «Nous vivons dans un pays sûr et prospère. Nous vivons dans un Etat de droit» qui a toujours connu la paix. La Suisse se trouve «aujourd’hui au cœur de phénomènes globaux qui nous dépassent», a-t-il dit en prenant pour exemple la mondialisation, la révolution numérique et l’Europe. Mais «nous n’avons jamais été si forts que lorsque nous avons anticipé ces évolutions plutôt que de vouloir les freiner». Pour Alain Berset, la capacité à mener des réformes, à évoluer, à rester en mouvement, est la clé du succès helvétique.

«Il faut avoir des racines solides»

Vingt-cinq ans jour pour jour après le rejet, par le peuple, de l’adhésion à l’Espace économique européen (EEE), le pragmatisme de la politique européenne de la Suisse et la capacité de forger des compromis ont permis de trouver un chemin vers la stabilité. «C’est de ce même équilibre dont nous avons aujourd’hui besoin dans notre relation à l’Europe, dont nous partageons la culture», a-t-il dit. Aux médias, cet amoureux de la diplomatie a souligné vouloir poursuivre la voie bilatérale. L’ouverture vers l’extérieur est primordiale.

Il faut avoir des racines solides pour se tourner vers l’avenir, a poursuivi le ministre de la Santé en faisant allusion à des événements historiques d’envergure comme le refus de l’EEE. La Suisse est bien préparée pour relever les défis qui l’attendent, tels que les réformes fiscale et des retraites ou l’égalité hommes-femmes. Mais «je ne le ferai jamais seul», a-t-il conclu, soulignant l’importance de la collégialité gouvernementale.

Alain Berset est le troisième Fribourgeois à devenir président de la Confédération. Ses prédécesseurs ont été les démocrates-chrétiens Joseph Deiss en 2004 et Jean-Marie Musy en 1925 et 1930. ats


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