Ueli Maurer compare l'Union européenne à Napoléon

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1er Août Le conseiller fédéral Ueli Maurer compare dans son discours du 1er août la situation actuelle, «où la pression exercée par l'étranger sur l'indépendance ne faiblit pas», à la campagne de Russie. La Suisse, intégrée alors à la zone d'influence de l'empire napoléonien, «a accepté toutes exigences étrangères».

  31.07.2012, 20:05
Dans son discours pour la fête nationale, Ueli Maurer a comparé la situation actuelle de la Suisse à celle de la Russie lors de l'époque napoléonienne.

Dans le viseur du Zurichois, qui s'exprimait à Hinwil et St. Margrethen (SG): l'adoption directe par la Suisse du droit européen. Le conseiller fédéral perçoit cette exigence comme une «limitation de la souveraineté», au même titre qu'au temps de Napoléon.

A l'époque, «à cause d'une politique sans courage, encline à accepter toutes les exigences étrangères et menant finalement à la perte de souveraineté, la Suisse dut sacrifier des milliers de vies humaines», a indiqué le ministre de la défense. Et ce afin de «satisfaire la politique hégémonique démesurée d'une Europe soumise à une direction centralisée», c'est-à-dire l'empire de Napoléon.

Et le conseiller fédéral de conclure, en rapprochant Bruxelles de l'empire napoléonien: «une fois de plus dans son histoire, la Suisse se retrouve confrontée au dilemme fondamental suivant: a-t-elle la volonté de conserver son indépendance ou continue-t-elle à faire des concessions?».

Ueli Maurer ajoute que la situation n'est pas similaire - aucun soldat suisse n'est envoyé en Russie faire la guerre et l'Europe n'est pas dirigée depuis Paris, concède-t-il. L'Histoire «reproduit  toujours les mêmes schémas», poursuit-il néanmoins en pointant du doigt la pression que subit la Suisse de la part d'organisations  internationales.

Comme «un chien méchant»

Le démocrate du centre espère une attitude décidée vis-à-vis de  l'Union européenne, car la situation internationale et le comportement de certains cercles en Suisse lui causent du souci. «Qui capitule de façon dévote devant des exigences, et espère que la partie adverse s'en contente et s'apaise commet une erreur  fatale», a-t-il ajouté mardi soir, en concluant: «c'est comme un chien méchant qui ne recule que si on s'oppose à lui».

En politique internationale, les concessions rapides ne font qu'attirer de nouvelles exigences, poursuit-il, une allusion aux accords fiscaux passés avec l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Autriche, qualifiés de «capitulation» par l'UDC. 

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