Astrophysique: deux exoplanètes viables ont été débusquées grâce au télescope Kepler

Une équipe internationale d'astronomes a braqué le télescope spatial américain Kepler sur deux exoplanètes semblables à la Terre. La vie pourrait potentiellement y exister.

19 avr. 2013, 07:33
Une équipe internationale d'astronomes a débusqué deux exoplanètes "Kepler-62 e" et "Kepler-62 f" qui sont les plus similaires à la Terre.

Deux planètes très similaires à la Terre ont été découvertes par une équipe internationale d'astronomes, grâce au télescope spatial américain Kepler. La vie pourrait potentiellement y exister, selon les travaux de ces scientifiques publiés jeudi.

"A partir de ce qu'on peut observer, à savoir leur rayon et la durée de leur orbite autour de leur étoile, ces deux exoplanètes sont les objets les plus similaires à la Terre jamais trouvés", explique Justin Crepp. Cet astrophysicien de l'Université Notre-Dame, est un des co-auteurs de cette découverte publiée dans la revue américaine Science.

Ces deux planètes baptisées "Kepler-62 e" et "Kepler-62 f" font partie d'un système stellaire de cinq planètes au total avec un rayon de 1,41 et 1,61 fois celui de la Terre respectivement. Elles se trouvent également à une distance habitable de leur étoile, Kepler-62, où la température n'est ni trop chaude ni trop froide pour permettre à l'eau d'exister à l'état liquide, précisent ces astronomes.

Rocheuses ou glacées

Ces deux exoplanètes sont les plus éloignées de l'étoile parmi les cinq planètes du système. Elles reçoivent un rayonnement similaire à celui de Vénus et de Mars par le soleil. Leur taille laisse penser que ces deux exoplanètes sont soit rocheuses comme la Terre ou formée de glace d'eau.

D'autres recherches ont montré que des planètes d'un rayon inférieur à 1,6 fois celui de la Terre ont une densité compatible avec une composition rocheuse. Les astronomes détectent des exoplanètes en mesurant la diminution d'intensité lumineuse de l'étoile quand des planètes passent devant.

Cinq planètes

Justin Crepp a détecté une ombre sur l'étoile Kepler-62 il y a environ un an, suivi de plusieurs mois de mesures détaillées pour confirmer l'observation. Le fait que ce système stellaire compte cinq planètes "a vraiment été une aide précieuse" pour confirmer cette découverte en donnant plus de repères, souligne l'astrophysicien.

Fin 2011, la Nasa avait confirmé la découverte de la première exoplanète dans la zone habitable d'un système stellaire baptisée "Kepler 22b", en orbite autour d'une étoile (Kepler 22) située à environ 600 années-lumière, une année-lumière correspondant à environ 10'000 milliards de kilomètres.

Lancé en 2009 par la Nasa, le télescope Kepler scrute plus de 100'000 étoiles ressemblant à notre soleil situées dans les constellations du Cygne et de la Lyre. Il a jusqu'à présent détecté et confirmé la découverte de plus de 60 exoplanètes.