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«Je voulais raconter notre inconscience»

Ours d’or au Festival de Berlin, le documentaire de Gianfranco Rosi montre les migrants et Lampedusa. Rencontre avec un cinéaste qui plonge dans le réel en toute indépendance.

28 sept. 2016, 23:31
/ Màj. le 29 sept. 2016 à 00:01
Page Cinema

Réalisateur de films documentaires incontournables, comme «El sicario room 164» (2010), consacré à un tueur à gages mexicain condamné à mort par les narcotrafiquants, le cinéaste italien Gianfranco Rosi s’est rendu à Lampedusa, port d’accueil de milliers de migrants qui tentent de rejoindre l’Europe, pour tourner «Fuocoammare», littéralement «feu à la mer». Entretien.

Gianfranco Rosi, pourquoi avoir choisi le documentaire?

J’aime le fait d’être indépendant par rapport aux producteurs. J’ai développé une manière de travailler qui me donne beaucoup de liberté. Je me sens comme un Bruce Chatwin du cinéma: je pars seul avec une caméra à la découverte de personnages et de situations, pour trouver des histoires qui, de la réalité, se transforment en narration.

Comment faites-vous pour vous faire «oublier»?

Je passe beaucoup de temps avec les protagonistes pour mettre en place une confiance, mais cette transparence des personnages n’est jamais totalement vraie: dès qu’on sort la caméra,...

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