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Tout l'art de la transformation

Racontant la vie d'un couple dont l'homme a décidé de devenir une femme, Xavier Dolan aborde l'amour, la vie et l'identité par le biais de la transsexualité. Le film a fait sensation à Cannes.

04 oct. 2012, 00:01
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Après "J'ai tué ma mère" (2009), récit d'un matricide fantasmé, et "Les amours imaginaires" (2010), romance pop de jeunesse, le jeune cinéaste québécois livre un film fleuve débordant d'énergie, de courage et de poésie! "Laurence anyways" appartient en plein au très bon cinéma d'auteur, un cinéma qui ose non seulement la métaphore, mais aussi la comparaison, de façon directe et explicite. Ainsi, lorsque ses personnages se sentent submergés d'émotions, Dolan n'hésite pas à déverser des trombes d'eau, des tourbillons de feuilles mortes, des paquets de neige, ou directement à secouer les badauds qui regardent de travers parce que "c'est spécial, un transsexuel".

Tout commence en 1989

C'est l'histoire de deux jeunes intellectuels aux prénoms androgynes vêtus de blousons de cuir, qui philosophent en fumant et en écoutant la reprise de "Tous les cris les S.O.S" de Marie-Denise Pelletier, un morceau évocateur. Tout commence en 1989. Laurence (Melvil Poupaud), professeur de...

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