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Voyage au cœur des entrailles

Dans «Ciao connard», huis clos aberrant, Florian Eglin triture les viscères de l’écrivain avec sa plume.

28 avr. 2016, 23:58
/ Màj. le 29 avr. 2016 à 00:01
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Une cuisine cernée de bouquins située dans un mystérieux sous-sol. Là, un gars en vide un autre, méthodiquement, sourire sadique au coin des lèvres. Tripes sur la table, fraîches et fumantes, le narrateur fait pâle figure face à son bourreau littéraire, sapé comme un dandy étoilé dans un costume trois-pièces. Règlement de compte? Simple plaisir pervers? Tentative d’extorsion identitaire?

Ce patient démontage anatomique, avec force détails jubilatoires pour les amateurs de viande crue, occupe toute la trame narrative du quatrième livre de Florian Eglin, édité à La Grande Ourse. Il fait suite à la trilogie romanesque des aventures du sulfureux Solal Aronowicz, parue entre 2013 et 2015 aux Editions La Baconnière. On y avait pu goûter le phrasé baroque et tranchant, fleuri parfois jusqu’à l’excès, de l’auteur genevois né en 1974.

«Ciao connard» franchit encore un seuil dans la salve goguenarde et le jusqu’au-boutisme scénaristique. Car tandis que l’ablation du...

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