Coronavirus
 26.03.2020, 19:00

Les gymnasiens ne savent pas s’ils pourront boucler leur cursus

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Les gymnasiens, comme les 120 000 autres élèves que compte le canton de Vaud, n'ont plus de cours présentiels depuis le 16 mars.

Coronavirus Si les cours à distance semblent bien fonctionner, les élèves du post-obligatoire en fin de cursus s’interrogent sur la suite de leur formation.

«Les cours à distance se passent bien. On s’entraide beaucoup entre élèves.» Damien Richard, de Montherod, est en troisième année d’école de culture générale au gymnase de Nyon. Et comme 120 000 autres élèves du canton, il est cloîtré à la maison. Jusqu’au 19 avril minimum.

Là où il étudie, la plupart des profs sont parvenus à maintenir leurs enseignements. Grâce à une application de vidéoconférence et une plateforme d’échanges de documents, Moodle, qui était déjà utilisée par la plupart des établissements. Mais pour lui, comme pour tous les élèves en fin de cursus, il reste une grande inconnue: «On ne sait toujours pas comment vont se dérouler les examens…»

L’enjeu est important. Car le résultat de ces épreuves leur permettra d’accéder ou non aux universités, aux hautes écoles et aux maturités spécialisées à la prochaine rentrée. «On entend de tout. Certains disent que les examens vont être retardés. D’autres que nous allons devoir refaire une année. C’est une situation compliquée», s’inquiète le gymnasien.

C’est stressant. Certains comptent sur ces examens pour relever leur moyenne et passer l’année.
Paul Jotterand gymnasien en dernière année

Même incertitude pour Paul Jotterand, de Marchissy, qui est lui en dernière année de maturité. «Les informations sont assez vagues. Les examens seraient maintenus. Mais en même temps, on a entendu qu’ils pourraient aussi être annulés, si la situation venait à se prolonger. Nos notes actuelles pourraient être bloquées en l’état. Elles définiraient alors si l’on passe l’année ou non. C’est stressant, plusieurs d’entre nous comptent justement sur les examens pour relever leur moyenne et obtenir leur matu.» 

Trois scénarios possibles

Les directions des établissements ne s’expriment pas sur la question. Elles renvoient directement au canton. Mardi, justement, la conseillère d’Etat chargée du Département de la formation et de la jeunesse, Cesla Amarelle, faisait un point de situation. Pour les élèves de tous les degrés, fini les évaluations tant que durera cette période d’enseignement à distance. Les profs sont aussi priés d’adapter leur programme et de prioriser la matière à intégrer. Mais pour l’heure, pas d’infos sur les examens. Et cela vaut tant pour les gymnasiens que pour les apprentis et les élèves en fin de scolarité obligatoire. 

«Des discussions sont en cours au niveau fédéral à ce sujet. Nous attendons des clarifications et espérons que des décisions seront prises rapidement», explique la conseillère d’Etat. Concrètement, il y a trois scénarios possibles. Le premier: repousser les examens sur la période des vacances d’été. Le second: les supprimer et ne prendre en compte que les notes de l’année pour définir si l’élève obtient son papier. Et le troisième: annuler l’année écoulée et faire redoubler les élèves. 

Ne pas tout annuler

Le canton de Zurich semble déjà pencher pour cette dernière solution. Mais elle ne convainc pas Cesla Amarelle. «Il est important pour nous que l’année 2019-2020 soit prise en compte, même tronquée de quelques semaines. Notre intention est de faire en sorte que les élèves restent dans une dynamique de progression. Et qu’ils soient prêts pour ce qui les attend la rentrée prochaine.» La conseillère d’Etat envisage donc plutôt les deux premiers scénarios. La possibilité que les hautes écoles adaptent leurs conditions d’admission a également été évoquée. 

Il est important pour nous que l’année 2019-2020 soit prise en compte.
Cesla Amarelle Conseillère d’Etat

En attendant, Paul Jotterand et Damien Richard prennent leur mal en patience. Ils poursuivent leurs cours à distance. «Il n’y a pas d’horaires précis. C’est à nous de gérer notre temps. Il y a bien sûr quelques rendez-vous fixes de vidéoconférence», explique le premier. Le second détaille comment se déroulent ses cours de maths: «Le prof nous envoie des exercices à faire. Le lendemain, nous en discutons via Zoom. Pour poser nos questions, ce programme de vidéoconférence dispose d’un petit bouton «lever la main». Il indique au prof lorsque quelqu’un veut prendre la parole.»  

En définitive, au gymnase de Nyon, seuls les travaux pratiques dans les matières scientifiques ont été supprimés. Avec, bien sûr, les cours de gym. «Mais les profs nous ont tout de même envoyé des exercices qu’on peut faire à la maison.» Histoire de garder la forme mais surtout faire baisser la pression. 


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