Coupe du monde 2018 : la Suisse bat les Îles Féroés 2-0 et garde la tête du groupe B

La Suisse s'est imposé 2-0 face aux Îles Féroés. Elle conserve ainsi la tête du groupe B pour les qualifications de la Coupe du Monde 2018 qui se déroulera en Russie.
13 nov. 2016, 19:07
/ Màj. le 13 nov. 2016 à 21:03
Les Suisses se sont imposés 2-0 face aux Îles Féroés

Un mois après le 2-1 d'Andorre, la Suisse a assuré l'essentiel à Lucerne devant les Féroé, en éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Une victoire 2-0 qui lui permet de toujours tracer sa route vers la Russie.

Ce quatrième succès en autant de sorties confirme l'impression laissée en Andorre. La Suisse n'est pas une équipe suffisamment "tueuse" pour maîtriser comme elle le devrait son sujet face à des équipes de troisième zone. Le but d'Eren Derdiyok à la 27e minute aurait dû pourtant la conduire vers un match sans histoire.

Seulement, la Suisse, qui a dû attendre la 83e minute pour signer le 2-0 par Stephan Lichtsteiner, a livré une seconde période qui ne fut pas vraiment conforme à son statut. Celle d'une équipe qui aura, cette année, battu le nouveau champion d'Europe après avoir tenu la France en échec à Lille.

La main heureuse

Comme Köbi Kuhn jusqu'au tragique huitième de finale de la Coupe du monde 2006, Vladimir Petkovic est un sélectionneur qui a la main heureuse. Le choix d'aligner Derdiyok à la pointe de l'attaque à la place de Haris Seferovic fut gagnant. Dans un bon jour, l'attaquant de Galatasaray a tout d'abord imposé son jeu aérien dans la surface adverse avant d'ouvrir le score à la 27e minute.

Lancé seul sur une ouverture - heureuse -, de Valon Behrami, le Bâlois ne laissait aucune chance au gardien Nielsen pour inscrire son onzième but en sélection. Et pour, surtout, ouvrir la voie à une équipe de Suisse qui méritait mille fois de mener au score avant la pause.

Même si les Féroé ont réussi quelques beaux mouvements et savent aussi jouer au football au-delà de la ligne médiane, l'emprise des Suisses fut très prononcée. Avec un Xhaka excellent à la régie et un Rodriguez très tranchant sur le flanc gauche, les Suisses se sont procuré de nombreuses situations favorables.

On pense à ces deux transversales de Bleirim Dzemaili et de Johan Djourou juste quelques secondes avant le but de Derdiyok. A ce duel, aussi, perdu par Lichtsteiner devant le gardien (11e). A ce centre, enfin, de Dzemaili qui aurait pu faire le bonheur de Valentin Stocker (13e). Après son but, Derdiyok fut encore très près de marquer avec une tête et une reprise presque le dos au but sur l'une des finesses dont il a secret. Même s'il tente parfois des choses qui surpassent son domaine de compétence, le Bâlois est bien un homme capable de coups d'éclat. Personne ne peut oublier son triplé contre l'Allemagne le 25 mai 2012 à Bâle.

Une seconde période agaçante

A l'exception d'une volée de Mehmedi qui aurait pu être le but de l'année si elle avait été cadrée, la Suisse n'a pas réussi la meilleure mi-temps de son histoire lors de cette seconde période de plus en plus agaçante. Incapables de marquer le 2-0 jusqu'à cette tête du capitaine Lichtsteiner sur un centre de Rodriguez, les Suisses ont trop tardé pour être à l'abri d'un malheureux "accident". Il convient toutefois de préciser que les Féringiens n'ont pas bénéficié d'une seule véritable occasion.

Devant le manque de tranchant de ses attaquants, Vladimir Petkovic a lancé Edimilson Fernandes dans le grand bain. Introduit à la 69e minute pour Stocker, le cousin de Gelson voit son destin désormais lié à jamais avec l'équipe de Suisse alors qu'il aurait pu porter les couleurs du Cape-Vert ou du Portugal. Pour fêter cette première, le nouveau joueur de West Ham a été tout près de marquer au cours d'une action qui avait vu Mehemdi trouver le poteau droit.