Le revenant Valentin Stocker offre la victoire à la Suisse à la 89e en Hongrie

Un but de Valentin Stocker à la 89e minute a permis à la Suisse de ramener les trois points de son déplacement en Hongrie (3-2), à l'issue d'une rencontre un peu folle qui a vu les Helvètes se faire rejoindre par deux fois au score.
07 oct. 2016, 22:35
/ Màj. le 27 févr. 2017 à 07:46
Valentin Stocker a réussi son retour en sélection.

Absent à l'Euro, Valentin Stocker a revêtu à nouveau les habits du héros. Introduit à la 88e minute pour Mehmedi, le Lucernois a inscrit le but de la victoire 3-2 à la 89e à Budapest face à la Hongrie, en éliminatoires de la Coupe du monde 2018.

 

 

Sur une longue touche de Lichtsteiner déviée de la tête par Derdiyok et par Dzemaili, le joueur du Hertha Berlin a témoigné d'un sang froid presque chirurgical pour inscrire un but qui vaut de l'or. Il permet, en effet, à la Suisse de consolider sa première place du groupe devant le Portugal et d'envoyer déjà pour le compte la Hongrie au tapis. Le rêve un peu fou d'arriver en octobre 2017 au Portugal avec neuf victoires en neuf matchs est toujours d'actualité pour l'équipe de Suisse.

A la limite de la faute professionnelle

Grâce à un Valentin Stocker qui "sauve" une équipe à la limite de la faute professionnelle. Elle avait, en effet, mené déjà à deux reprises dans ce match un peu fou avant cette action décisive de la 89e minute. Si elle avait lâché deux points lors ce match, elle aurait quitté la Hongrie pour Andorre, où elle jouera lundi, avec une montagne de regrets.

Avec Nico Elvedi préféré à Timm Klose pour faire la paire avec Fabian Schär en défense centrale, la Suisse a livré le match que l'on attendait d'elle: celui d'une équipe qui a tissé sa toile tranquillement. Sans doute trop tranquillement. Poussée par un public formidable, la Hongrie, qui était pourtant presque "obligée" de gagner cette rencontre après les deux points lâchés aux Îles Féroé, a abandonné presque volontiers la possession du ballon pour miser sur un jeu de rupture qui ne fut pas, heureusement pour la Suisse, vraiment abouti. Elle n'a, ainsi, jamais été en mesure de porter vraiment le danger devant la cage de Yann Sommer. Malgré quelques séquences intéressantes, les Hongrois n'ont pas cadré une seule frappe en première période.

Dzemaili toujours aussi malheureux

Les Suisses, en revanche, en ont placé deux qui auraient dû leur permettre d'ouvrir le score avant le repos. A la 27e, sur un corner botté par Shaqiri sur la droite, Schär surgissait pour armer une tête repoussée par le gardien Gulacsi. Sur le renvoi, la reprise, sans doute trop molle, de Dzemaili était détournée sur la ligne par Stieber. Appelé à remplacer Xhaka en ligne médiane, Dzemaili, sur cette action de la 27e minute, a rappelé qu'il était bien le joueur le plus "malchanceux" sous le maillot à croix blanche. Le Zurichois a, certes, marqué ce printemps contre la Belgique et la Moldavie. Mais en match officiel, son manque de réussite dans le dernier geste lui colle à la peau. Comme si son poteau contre l'Argentine lors du huitième de finale de la Coupe du monde 2014 ne finissait pas de le hanter. Et c'est encore lui qui était à la conclusion de la seconde action tranchante des Suisses en cette première période, avec cette tête qu'il croisait trop sur un centre de Shaqiri.

La leçon n'a pas porté

A la reprise, la rencontre épousait un tout autre scénario. La Suisse avait le bonheur d'ouvrir le score à la 51e par Seferovic, à l'affût après un renvoi de Gulacsi sur une frappe de Shaqiri qui avait exploité une bourde immense de Lang.

 

 

Mais deux minutes plus tard, Szalai égalisait presque dans le but vide après un tir de Kleinheisler qui avait trouvé le poteau gauche de Sommer. Comme souvent, l'équipe qui a marqué en premier a oublié pendant deux à trois minutes de conserver la concentration qui s'imposait.

La leçon n'a malheureusement pas porté. A la 67e minute, Rodriguez inscrivait son premier but en sélection pour redonner l'avantage à ses couleurs sur une volée du gauche presque improbable. 

 

 

Mais quatre minutes plus tard, Szalai, encore lui, surgissait pour le 2-2 au sein d'une défense suisse qui a finalement souffert de l'absence de Djourou. Remarquable contre le Portugal, le Genevois aurait sans doute soulagé une arrière-garde qui fut trop vulnérable sur son flanc droit. Cette rencontre de Budapest relancera le débat autour du bien fondé de la titularisation de Stephan Lichtsteiner. Comme face au Portugal le capitaine fut en souffrance.

par Quentin Fallet